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 Télia (FV)

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Télia
Bibliothèqu' woman !
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Nombre de messages : 50
Age : 38
Date d'inscription : 11/10/2009

MessageSujet: Télia (FV)   Lun 21 Déc - 2:31

. [ CARTE D'IDENTITE ]

Nom : Cristalier
Prénom : Télia
Surnom / Nom de code :
Âge : 13 ans
Sexe : féminin

Elément :Ether si accepté

Votre profession et/ou Orientation face à la politique de Neiji : Par définition rebelle même si par nature elle est neutre


. [ DESCRIPTION PHYSIQUE ]

(L'image ne convient pas donc je veux bien me fendre d'une petite description^_^)

Je suis une toute jeune femme, encore une enfant physiquement et ce ne sont pas les privations qui ont amélioré les choses me laissant à peine assez de graisse pour ne pas paraitre maigre même si ces dernières années m'ont été plus charitable et m'ont permis de devellopper quelques rondeurs. Je commence à devenir une femme et je suis ravie que ma poitrine pousse.
J'ai de long cheveux à la couleur chatain clair cachés le plus souvent dans ma coiffe. Des yeux noisettes et un visage à l'air fermé.
J'ai un tout petit filet de voix. Il est même parfois difficile de m'entendre à cause de cela (enfin surtout lorsque je marmonne)
Ce que je ne vous montrerais jamais ce sont les cicatrices sur mes bras, mes jambes et mon dos, dues aux fouets. Ce n'est pas tant qu'elles soient nombreuses mais parce qu'elles me font honte. Elles sont le reflet de mes erreurs (fictives ou pas).
Je trouve que j'ai de jolies mains, fines et agiles. Et leur peau est douce et je coupe soigneusement mes ongles (c'est Sill qui m'a montrer comment faire). A oui je suis gauchère.
Sinon je n'ai pas une très bonne vue. Il m'est difficile de distinguer des choses trop lointaines.
Je suis toujours vetue de la même façon; jupe longue et corsage sombre. je parte parfois de vielles chaussures aux pieds même si je préfère marcher sans.

. [ PERSONNALITE ]

Caractère :

J'ai cultivé l'art d'être invisible. C'est à dire que j'essaye d'être le moins présente possible. C'est pour cela qu'il est difficile de m'arracher les mots de la bouche. Au premier abord je suis fade, timide, sans vraie personnalité. Je suis souvent méfiante avec les gens que je ne connais pas et même avec certaines que je connais. Attention si vous faites un geste trop brusque vers moi et vous me verrez me faire encore plus petite ou trembler.
Il est rare que je m'ouvre et le plus souvent c'est soit grace à Sill (qui me sert de bouclier affectif) ou parce qu'on m'a prit par surprise. Une fois le cap de la méfiance et de l'observation passé je m'ouvre un peu plus. Je suis capable d'être bavarde ou même joyeuse devant ces personnes. Je suis d'une fidélité sans faille avec mes amis.
J'aime mon amie Sill de tout mon coeur. Elle est ma soeur de peine et de joie et sans elle je crois que le monde m'aurait avalé. Si elle me demandait de mourir pour elle, je le ferais peut-etre.

Goûts :

J'aime regarder le monde
Je déteste la violence (surtout envers moi)
J'aime Sill
Je déteste avoir peur
J'aime l'odeur et la fraicheur de la pierre
Je déteste les éclairs
J'aime le pain frais
Je déteste ce qui est amer
J'aime jouer de la flute et entendre Sill chanter
Je déteste faire de la couture

. [ PASSE / PRESENT ]

Histoire :











Je ne me souviens plus de mes cinq
premières années. Je pense qu'elles étaient
douces et heureuses et que les années suivantes ont été
tellement diffcile que je les aient occultée afin que les
années suivantes me paraissent moins durent. Ce que j'en sais
c'est que mes parents s'aimaient et qu'ils sont tout deux morts lors
d'une épidémie, nous laissant mon frère, Celan,
et moi orphelin. Mon frère alors agé de quinze ans a
reprit le commerce de mon père en tant que négociant
d'épice venant des quatre coins du continent et même de
l'extérieur. Il s'est bien débrouillé et est
aujourd'hui un membre influent et respecté de notre petite
ville natale. Il a même épousé une demoiselle de
noble naissance, Elodie. Ils ont même eu un petit garçon
récemment.




Voici le tableau idyllique de ma petite
famille. Sauf que je n'ai aucune place dedans. Juste après la
mort de mes parents mon frère a décider que je n'était
rien, juste une gène, une erreur. Il faut comprendre que ma
mère et la sienne ne sont pas la même personne. La mère
de Celan est morte en couche. Il a très mal vécu le
remariage de son père et encore moins ma naissance. Autrement
dit mon frère me déteste s'il ne me hait pas tout
simplement. J'ai donc été spoliée de mon
héritage et délaissée.




La première chose que fit mon
frère c'est de me faire désormais dormir à la
cave ; lieu sombre et humide qui les premier temps me térrorisais.
Chaque soir je devais descendre ce qui me parraissait un long
escalier n'en finissant pas de descendre et dont les marches me
semblaient plus abruptes à chaque pas. Ensuite il me fallait
dormir à même le sol avec un simple couverture. A la
longue la cave se revella mieux que prévue car elle restait
tout le temps à la même température. L'humidité
étaient plus difficile à supporter et je me réveillais
souvent glacée le matin. Le jour je fesais secher ma
couverture au feu de la cuisine. Pourtant la cave devint au fil du
temps presque un refuge contre ce qui m'attendais le jour.





Les premiers temps Celan ne savait pas
trop quoi faire de moi et tant que je restait or de sa vue je ne
craignait que peu de mes faire punir pour quelque raison que se soit,
suivant la lubie ou l'humeur de mon frère. Cela changea avec
l'arrivée de Marine, Adol et de Sill.




Mon père avait engagé un
couple pour faire la cuisine et tenir la maison et le jardin, plus un
comi pour ses affaires. Un an après avoir reprit le commerce
il congédia le couple et engagea Marine comme « intendante ».
Son fils Adol devint le majordome et Sill fut utilisée comme
servante. Marine engagea aussi un cuisinier et une autre servante
pour tenir la maison. Un jardinier fut aussi choisit pour venir une
fois par semaine s'occuper du jardin. Ces changements dans la
domesticité précédèrent ceux dans la
maison elle-même. Celan fit tout redécorer. Mon frère
avait de hautes ambitions et entendait bien montrer à tous sa
bonne fortune. Bientôt ce ne fut plus que diners, soirées,
danses et repas d'affaire.




De cette vie trépidante je ne
voyais que les ménages, le rangement, les ordres. Il n'était
pas question pour moi de faire mon apparition auprès des gens
du monde. Marine chargée de gérée la maison et
moi par la même occasion devint ma némésis.





Dès l'instant ou elle s'installa
elle décida que je n'avais pas le droit de « me
tourner les pouces ». Pour elle mon frère me
gardait par charité et je devais donc payé le toit sous
lequel je dormais et la nourriture qu'on me donnait. Je dus donc
apprendre à laver le linge, nettoyer les pièce,
dépoussièrer, changer la literie, aider à la
préparation des repas... Et si par malheur je n'allais pas
assez vite, que je renversais quelque chose, que je me trouvais au
mauvais endroit au mauvais moment j'avais droit au fouet ou à
la privation de repas; parfois les deux.





Marine est une femme froide et je la
soupconne d'éprouver du plaisir à faire du mal. Je
n'étais pas la seule à subir sans cesse ses foudres. Si
elle couvait Adol de carresses et lui donnait toujours raison il n'en
est pas de même avec Sill. Sa propre fille était tout
autant que moi son souffre douleur. La servante quand à elle
avait à craindre la colère de Marine mais pas ses
coups.





C'est à cette époque que
me vint la sensation que le monde était divisé en deux,
d'une part « l'Autorité » et d'autres
part les autres soumis à cette Autorité. Mon frère
devint la première de ces Autorités et Marine le
suivait de près. Il me devint aussi évident qu'il
existait une hiérarchie entre les Autorités et que je
n'en serais jamais une.




Seule contre Marine je ne sais pas ce
qu'il serait advenue de moi. Mais avec Sill nous étions deux
et dès l'instant ou je rencontrais la maigre Sill je l'aimais
et elle aussi. Elle avait quatre ans de plus que moi mais mal nourrit
elle en semblait autant que moi. Le soir même de l'arrivée
de Marine et ses enfants, Sill descendit l'escalier de la cave pour
me rejoindre. Elle n'en avait pas vraiment besoin puisqu'elle avait
droit à une petite chambre avec un lit sous les combles. En
plus si sa mère l'avait surprise ailleurs que dans son lit
elle aurait été punie.





« Télia, je peux
dormir avec toi ? »




Ne connaissant pas encore Marine la
question me surprit. J'aurais plutôt voulu faire l'inverse et
aller dormir dans son lit. Sill agissait comme une petite fille
perdue. La suite sembla me donner raison. Elle vint se blotir contre
moi, envelloppée dans sa propre couverture.



« Tu as une bougie ? Je
n'aime pas le noir. »
« Non je n'ai pas le droit.
Pourquoi tu viens ? »
« Parce que j'ai peur toute
seule. C'est quoi ce bruit ? »
« C'est l'eau qui vient du
plafond. »
« Pourquoi ? »
« Je ne sais pas »





Pour moi les bruits d'eau coulant
parfois le long du mur ne me dérangeais plus et l'odeur de
pierre et de terre mélée en était venu à
me plaire. Cette nuit-là Sill dormit avec moi et de nombreuses
autres suivirent dès que Sill le pouvait. Comme nous étions
les premières à devoir nous lever personne ne se douta
de notre petit manège.




Dans la journée Marine ne nous
lachait pas pourtant nous arrivions à nous trouver des plages
de calme ou Sill m'emmenait en ville ou m'apprenait tout ce qu'elle
savait. Son père lui avait apprit à jouer de la flute
et elle m'apprit à son tour. Pendant que je jouais, elle
chantait. Sill a une très jolie voix. Elle m'apprit aussi le
nom des fleurs et des oiseaux. Elle m'apprit à faire des
guirlandes et des bracelets en tissu ou en fils que nous vendions au
marché pour gagner un peu d'argent.




Loin de sa mère Sill était
une jeune fille pleine de vie et d'envie. Je l'enviais d'avoir cette
soif de voir le monde. Je l'enviais d'être si jolie. Je
l'enviais de savoir mettre de la bonne humeur ou qu'elle passe. Je
l'envie toujours. Pour moi en dehors de nos escapades la vie me
semblait dure et impitoyable. Et même durant ces petits moments
privillégiés je ne pouvais me départir de mon
angoisse de retourner sous la férule de Marine.




Pourtant en dehors de Sill une autre
personne savait parfois me donner un peu de sérénité.
C'est Alban. Alban est boulanger. La première fois que je l'ai
rencontré Sill et moi étions devant sa boutique à
humer les riches odeurs du pain en train de cuire. Nous nous
demandions si nous devions prendre sur nos maigres économies
afin de nous offrir une miche de pain. La nouriture à la
maison était parfois chiche. Il nous fallu plusieurs jours de
privation avant de nous nous décidions à aller acheter
un pain blanc chacune.




Entrer dans la boutique rendit l'odeur
encore plus affriolante. L'homme d'une trentaine d'année nous
sourit gentiment même si nous n'avions certainement pas
l'allure de sa clientèle habituelle. Sill en profita pour
jouer à faire semblant d'être une grande dame et
commanda gracieusement notre pain. Elle sorti la bourse comme si les
pièces que nous dépensions n'avaient aucune importance.
Alban du apprécier car il nous fit payer la moitier seulement.
Telle une reine Sill paya et sorti de la boutique. Pendant ce temps
je me cachait dans le dos de mon amie. Mais en partant il me fit un
clin d'oeil dans le dos de Sill. Sans le vouloir je lui répondit
d'un sourire.




Nous sommes régulièrement
revenues à la boutique. Au début en journée puis
tôt le matin avant même que la boutique soit ouverte.
Alban nous racontait des histoires horribles de monstres et de
meutriers en pétrissant son pain. Sa voix était chaude,
autant que le feu de son fou. Ses histoires nous faisaient frémir
mais nous adorions cela. Et puis il disait qu'avec nous son pain
montait plus vite. Puis nous avions le droit de manger le premier
pain tout chaud sortit du four. Plaisir tendre qui nous aidait à
supporter d'autres choses qui l'étaient moins.




Cinq années sont passée
ainsi. Et Sill devenant une belle jeune fille suportait de moins en
moins les brimades de sa mère. Aussi nous décidâmes
de partir, de fuger et de nous trouver un endroit ou nous serions en
sécurité et ou nous n'aurions plus à vivre dans
la peur des coups à venir. Nous avons rassembler nos maigres
affaires, notre trésor grâce à nos ventes sur le
marché et nous avons pris nos jambes à notre cou.





Nous n'avions pas de quoi nous payez un
moyen de transport mais la peur d'être rattrapée nous
donnait des ailes et nous marchions tant que nous le pouvions,
dormant là ou on s'écroulait de fatigue. Et comme ça
nous sommes arrivé à la capitale des Grégorians.
Sill avait entendue que nous pourrions facillement y trouver un
travail. Et c'est ce qui est arrivé, deux jours après
nous avions déjà trouvé une place chez une riche
veuve.





La place n'était pas mauvaise et
nous étions payée et pas battues. Une chambre et un
grand lit. J'estimais que ma situation s'était nettement
améliorée. Elle s'améliora encore lorsque Madame
Suzanna Evaélis chercha des servantes pour le palais. Sill et
moi ne pouvions trouvé une meilleure situation. Sill était
ravie, notamment parce qu'elle avait déjà remarqué
qu'elle plaisait à certains garde du palais et d'autres
serviteurs.




La vie au palais me convenais assez, Il
fallait être dur à la tache mais Madame Evaélis
était juste et les taches que j'avais a effectuer chaque jour,
bien que répétitive, étaient loin d'être
au dessus de mes forces. Je devais entre autre entretenir les foyers
de certaines salles d'apparat et les chambres de certains hauts
dignitaires habitants du palais. Sill de son côté était
affectée aux cuisines.




Trois mois après notre arrivée,
l'une des femmes s'occupant de l'aile personnelle du Septième
se maria et quitta le service du palais. A ma grande surprise je fut
désignée pour occuper sa fonction. Je devais à
présent m'occuper d'allumer le feu et de l'entretenir dans
l'antichambre, le bureau et deux salons de l'aile privée. En
plus je faisait désormais partie de l'équipe faisant le
ménage dans ces pièces et d'autres de cette aile.





La première fois que je
pénétrais dans ces appartements j'en fut autant ébloui
que la première fois que j'avais vu un apperçu du reste
du palais. Partout ou je posais mon regard je trouvais de la beauté.
Je n'étais certes pas là pour admirer toutes ces
splendeurs mais me voir, moi, simple servante, les admirants comme un
prince pouvait le faire me donnais presque le vertige. Je remarquais
avec surprise que de nombreuses pièces avait visiblement une
touche féminine. Certes deux ou trois avaient cette atmosphère
spéciale du à un usage très masculin et ou peu
de femme (du moins à part celles les nettoyant) avaient le
droit de mettre les pieds. Restait que partout ailleurs je voyais
parfaitement ce que les épouses des Seigneurs précédents
avaient apporté à ces lieux.



Ce qui m'attirais plus particulièrement
c'était ces petites statuettes posées sur les manteaux
de cheminé, les guéridon ou les étagères.
Je les observait parfois à la dérobée afin d'en
apprécier les détails. Je trouvais facinant que l'on
puisse reproduire à si petite échelle des objets ou des
scènes de la vie de tous les jours.




C'est l'une de ces statuettes qui me
fit rencontrer Seeder. Du moins je l'avais bien apperçut
plusieurs fois dans le palais mais je n'aurais jamais imaginer ce qui
allait suivre.




Dans l'antichambre du jeune Seigneur se
trouvait l'une des statuettes dont je parle plus haut. Une belle
danseuse de la cour figée dans son mouvement fluide et
gracieux. En porcelaine brillante et minutieusement peinte je la
trouvait si belle. Elle tronait sur un petit piedestal au milieu
d'une table de la pièce. Un jour que j'étais venu
ranimer le feu afin que la pièce soit bien chaude lorsque mon
Seigneur y viendrait ou y passerait je ne pu m'empecher de m'assoir
sur une chaise, de plier les bras sur la table et de poser ma tête
dessus. Ainsi à moitier allongée je pouvais observer
les lumières des flammes jouer sur la belle statue. Cela lui
donnait un air presque de bouger. Sill et moi revions parfois d'aller
au bal ou à une grande réception. On entendait parfois
la musique et les rires lorsque celles-ci étaient données
au palais. Nous nous parions en imagination de robe magnifique,
invité par des hommes tous plus beaux les uns que les
autres... Là face à cette danseuse je rejouais ces
scènes imaginaires. De mes doigts je carressais doucement les
plis de la robe de porcelaine.





J'étais tellement absorbée
par ma contemplation que j'en avait oublier le temps et que je
n'avais même pas entendu une personne entrer. J'entendis alors
une voix, douce et calme, tellement tranquille qu'elle ne m'affola
même pas sur le moment.




« Tu la trouve belle ? »





  • « Oh oui »
    je soupirais « si belle. »





Une clochette se mit à sonner
dans ma tête. Il y avait quelqu'un avec moi. Je me redressais
d'un seul coup et me relevais si vite que j'en fit tomber ma chaise.
BLAM. Dans le semi silence ce bruit me sembla trop fort. Sans même
regarder à qui je m'adressais et de toute façon que
j'étais en faute je ramassais la chaise en bredouillant des
excuses.




« Par... Pardon, pardon. Je
ne voulais pas. Je ne savais pas. Je ne recommencerais plus. Pardon.
Pardon. Pardon. »




Je n'avais toujours pas poser les yeux
sur mon interlocuteur et je fus surprise lorsqu'une main à
peine plus grande que la mienne se posa sur la chaise pour m'aider à
la remettre en place. Je lui fit alors face et me retrouvais soudain
face à mon Seigneur lui-même. Il arbhorait un grand
sourire et ses yeux rigolaient clairement. Pourtant face à lui
je perdis tout mes moyens. Ma gorge s'assecha et je ne fut plus en
état de dire quoi que ce soit. J'en tremblais. J'était
face à face avec une Autorité plus grande encore que
celle de mon frère. Je ne voulais même pas imaginer ce
qu'il pourrait ordonner que l'on fasse de moi pour l'avoir importuné.
Je n'étais même plus en état de m'enfuir.




Seeder du sentir ma détresse et
ma peur. Moi j'avais l'impression que cette dernière
remplissait toute la pièce. Son visage si enfantin se ferma un
peu et il sembla bien trop sérieux pour un enfant de cet age.
Il me frappa encore plus qu'il était une Autorité.
Pourtant cet instant ne dura pas et son sourire revient, moins
éclatant mais plus rassurant.




« Elle te plais vraiment
cette figurine ? »




Je ne pus que hocher la tête.




« Pourquoi ? Qu'est-ce qui
te plais ? »




Je m'étonnais bien qu'il me
parle aussi gentiment et je me mis à craindre qu'il croit que
j'avais l'intention de la voler. Je dégluti difficilement.




« Elle est belle »




C'était l'évidence même.
Je le lui avais dèja dit d'ailleurs. Loin de déprécier
cela il hocha la tête. Son attitude semblait me dire de ne pas
m'inquiéter. Et puis j'avais beau savoir ce qu'il était
son apparence enfantine appaisait en partie mes craintes. Aussi
j'osais me détendre un peu et continuer un peu à
parler.




« C'est un rêve figé.
Elle danse et on sait qu'elle va continuer tout le temps. Je crois
qu'elle aime cela : danser, et que c'est pour ça qu'elle est
si belle. »




A ma grande surprise il se mit à
rire. Cela ne dura que quelques secondes.





« C'est la première
fois que l'on me dit ça. Mais c'est peut-etre vrai. Est-ce que
tu aime danser ? »




Je me rendis alors compte qu'il me
parlait comme si nous nous connaissions depuis des années. Et
j'avais aussi l'impression qu'il s'interressait à moi. Je
décidais de laisser cet état de grace durer le plus
longtemps possible.




« Je ne sais pas danser.
Mais je sais jouer de la flute. Sill m'a apprit. Et elle dit que je
joue très bien. Je pourrais aller la chercher et vous faire
écouter si vous le désirez. »




Je ne me rendais même pas compte
que ce garçon pouvait écouter les plus grand maitre
alors pourquoi prendrait-il le temps d'écouter mes bluettes.




« Je serais ravi de
t'écouter un de ces jours mais j'ai du travail et toi aussi ou
on risque de s'appercevoir de ton absence. »




- « Oh oui vous avez
raison. »

Bien que pas tout à fait à
l'aise et ne sachant pas si je devais encore m'excuser ou non je
réussis à faire un sourire à Seeder et après
une courbette disgracieuse je traversais la pièce pour sortir.
Sur le pas de la porte se trouvait son Majordome. Je faillis une
nouvelle fois être stoppée nette devant ses yeux qui
m'observait. Je n'arrivais pas à déchiffrer son
attitude et son regard fixé sur moi. Une nouvelle Autorité
se dressait devant moi. Mais mon Seigneur m'avait donner un ordre et
je ne pouvais y déroger. Je réussit donc à
quitter la pièce.




Je passais le reste de la journée
à craindre l'arrivée d'un garde pour m'emener en prison
ou me renvoyer. Et lorsque le soir je parlais à Sill de ce qui
s'etait passé elle en trembla avec moi et me jura qu'elle ne
les laisserait jamais m'emmener seule. Nous envisagâmes même
de nous enfuir durant la nuit. Mais il était si dur de quitter
ces lieux devenu si familier et ces gens si aimable avec nous que
nous n'avons jamais réussit à nous y résoudre.
Le matin nous trouva toute deux sérrées l'une contre
l'autre et paisiblement endormies.




Les jours suivants, le châtiment
craint ne vint pas. Je me détendis un peu même si je
m'assurais le plus possible que les Autorités ne se trouvaient
pas dans leurs appartements quand je devais m'y rendre. Un mois passa
et je commençais à penser que Seeder avait oublier
l'incident comme je commençais à moins y penser.
Pourtant un jour alors que je pénétrais dans l'un des
salons dont j'avais la charge je vis mon Seigneur assit dans un
fauteil, la statuette sur les genoux. Je me raidis instantanément.
L'autre Autorité se trouvait debout derrière. Seeder
s'adressa à moi avant que je puisse faire quoi que se soit.




« J'ai un peu de temps
devant moi. Et il se trouve que j'ai envi d'écouter un air de
flute. Pourrais-tu aller chercher ton instrument et jouer pour moi
? »




Je clignais des yeux et restait
quelques instants sans réagir. Non seulement il n'avait pas
oublier mais il ne m'en voulais pas. Comment une Autorité
pouvait bien s'abaisser à s'intérresser à moi
autrement que parce que j'avais fait une bêtise ? Mon frère
m'avait haït au même age, ce pouvait-il que cette Autorité
là puisse m'aimer un jour ? Je me pris alors immédiatement
d'affection pour ce garçon. Et à me méfier dans
le même temps de son majordome. Cette autre Autorité
accepterait-elle cette étrange situation ?




C'est d'une voix enjouée que je
répondit que j'allais chercher ma flute et je couru chercher
celle-ci. Sill et moi partagions une vielle flute en bois. Malgré
son age, nous en avions prit soin et elle donnait un son agréable.
De retour dans le salon, je fit une révérence (pas très
réussie) et sans réfléchir plus avant me mis à
jouer. Je choisis pour la circonstance un petit air tiré des
chants du temps des moissons. C'était un air ancien parait-il.
Mais il avait l'avantage d'être simple et joyeux.





Durant toute la mélodie je
fermais les yeux, à la fois pour me concentrer et à la
fois pour ne pas voir qui était mon public. A la fin je les
rouvris sur le sourire de Seeder. Il me félicita et me dit
avoir trouvé cela très beau. Je dus jouer deux autres
airs avant que nous n'ayons plus le temps. Seeder ayant je ne sais
quel rendez-vous. Pourtant avant de partir il me tendit la statuette.




« Tu aime jouer comme elle
aime danser, vous êtes faites pour vous entendre. Tu peux la
garder, elle est pour toi. »




Mon souffle s'arreta un instant. Je
n'osais croire à ce cadeau. Mais mes mains volèrent
toutes seules quasiment vers le précieux objet et le prirent
délicatement. Elle me semblait si légère cette
petite danseuse, comme prête à s'envoler vers une autre
danse. Je ne sentis pas mes larmes sur mes joues et j'eu à
peine le temps de dire « merci » dans un
souffle que mon Seigneur était déjà parti à
ses occupations. Cette statuette est désormais l'un des mes
biens les plus précieux et j'en prends grand soin.




Par la suite Une à deux fois par
semaine Seeder me faisais appeller dans ses appartements. Je ne sais
pas ce qu'il racontait à Madame Evaélis mais le fait
est qu'elle me laissait y aller sans rechigner. Et des fois Sill
était même invité, mais c'était rare. Au
début nous parlions surtout de la musique et de la danse, mais
aussi de ma vie et de la vie des gens qui m'entouraient. Si au début
il parlait plus que moi, me questionnant sans cesse, la tendance
c'est inversée et c'est moi qui parle plus que lui. Des fois
il me demande de lui rapporter ce que j'entends autour de moi.
Parfois aussi nous nous taisons. Chacun est de son côté
et il n'y a que nos regards pour parler. Pourtant ce silence ne nous
gêne pas. Je sens que c'est dans ces moments là qu'il se
ressource, qu'il se prépare à endosser son rôle
d'Autorité. Moi je suis juste heureuse de le regarder comme il
y a quelques mois je regardais ma danseuse. Et parfois il s'autorise
à se confier à moi, parfois il me parle de ses
problèmes, parfois il me demande de le distraire, de le faire
rire, parfois nous jouons, parfois il m'instruit... Jamais nos
entretients ne ressemblent aux précédents ou aux
suivants.




Et étrangement c'est lorsqu'il
me parle que son majordome se tait.




Depuis presque deux ans que je vis au
palais je n'ai jamais eu l'impression de manquer de quoi que se soit.
Pourtant depuis quelques temps certaines choses mes semblent sans
saveur et d'autre à l'opposé tellement gouteuse. Sill
dit qu'à mon age ce n'est pas étonnant et que c'est
parce que je suis en train de devenir une femme. Mais la nuit j'ai
parfois l'impression que quelque chose essaye de me parler, de
m'expliquer quelque chose au dela des mots.

...

Rang éventuellement souhaité :


. [ AUTRE ]

J'ai trois posséssion auquels je tient beaucoup :
- Un médaillon ayant appartenu à ma mère et que j'ai volè à mon frère. La peinture à l'intérieure est devenue terne au fil des ans mais elle représente ma mère et c'est la seule image qui m'en reste
- Un bracelet de chanvre multicolor fait par Sill qui se trouve à mon poignet droit.

- Une statuette de porcelaine de 18cm de haut représentant une belle danseuse; offerte par





Seeder

Je tient à dire que la partie avec Seeder a été approuvée par le joueur.

. [ DERRIERE VOTRE ECRAN ]

Comment avez vous connu KenenKuro ? par lien depuis le SAO
Auriez vous un conseil à nous donner ou une remarque à faire sur le forum ? nada
Avez vous des restrictions particulières qui pourraient vous gêner ? nop
Est-ce un double compte ? niet


Dernière édition par Télia le Lun 21 Déc - 17:05, édité 1 fois
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Seeder
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MessageSujet: Re: Télia (FV)   Lun 21 Déc - 13:30

-Re-Bienvenue parmis nous, je confirme pour la partie concernant Seeder, nous sommes tous deux d'accord sur leurs liens. Quand au reste, je ne sais pas si c'est le boulot d'Enril en temps que modérateur de dire ça, mais, à part quelques petites fautes d'innatention, la fiche me parrait plus que correcte (ne manque plus que l'avatar et la description qui en découle), mais je laisse le soin aux admins de s'occuper de gerer ceci, je pense

(Dans tous les cas, fiche très plaisante, je suis impatient d'avancer avec toi, tant avec Seeder qu'avec Enril)
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Peaca Mortalis
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Statut: Neutre

MessageSujet: Re: Télia (FV)   Mar 29 Déc - 12:27

Si si c'est le rôle d'Enril de s'occuper des fiches aussi :P (Oui nous on repasser derrière pour dire avec classe un petit ...)

Fiche Validée. Cool

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Télia
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MessageSujet: Re: Télia (FV)   Mer 30 Déc - 9:12

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Télia (FV)
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