AccueilPortailS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 - La Guerre est déclarée - Chez le Grand Dirigeant -

Aller en bas 
AuteurMessage
Eva Doe
Timbrée de la guirlande !
Timbrée de la guirlande !
avatar

Nombre de messages : 87
Age : 28
Date d'inscription : 12/09/2008

Carnet de voyage
Age du perso: 19 ans
Profession: Apprentie de la vie
Statut: Elu

MessageSujet: - La Guerre est déclarée - Chez le Grand Dirigeant -   Mer 14 Oct - 18:23

Un châle, une fin.
Un signe du destin ?
La haine, pour introduire la fin ?
Eva, Eva ... D'un pas félin. Belle, froide, ignore le pouvoir de la main. Pour Azarel ce jour, sera sans lendemain.
Maintenant le plan s'achève, l'action s'enchaîne. Le bout du tunnel était tant attendu, ce soir il sera pendu ... En place publique demain matin, circulera la nouvelle de cette nuit fatidique, Azarel Elentir va fléchir devant sa main, demain matin il ne sera plus rien. Le petit châle plane, il dégringole lentement au gré du vent. Il atterrit lestement. Il tombe sur le sol prestement. Elle apparaît immédiatement, emmitouflée dans ce drap d'argent, elle apparaît patiemment, devant ces appartements.


-Ce soir même si le soir est désormais sans lendemain, sera sans espoir. L'être peut ne point déchoir, seulement s'il n'a pas peur du noir. Je serai ce soir le miroir de la rébellion, demain je regagne mon perchoir. Montrez vous tous.

Un petit signe de main discret, Evy ouvre un immense éventail.
Derrière l'ustensile magnifiquement brodé un regard scintille. Ce n'est pas celui de l'innocente petite fille, ce n'est pas celui de la sage petite pupille. C'est le diable vengeur qui désir la primeur de le tuer en temps et en heure. Exécution sur place publique, seul cette pensée s'applique, désormais nulle réplique ne contredira cette supplique. C'est la fin. Un châle, la fin. De toute part de ce petit cul de sac, les troupes des rebelles s'avance, alors que l'action commence, arrivent alors quelque réminiscence.


=( Flash )=


-Sarah, je ne suis pas sûre que vous mesuriez bien ce que nous allons faire. Azarel Elentir exécute de plus en plus de gens, rebelles ou non. Je connais ses méthodes, je les ai moi même appliquées. Si nous échouons, les conséquence seront désastreuse et vous n'aurez nulle part où vous cacher. Pour le moment ses sbires ont détourné leur attention de vous, car tous pensent que je vous ai éliminée ... Mais si le mal venait à découvrir que vous êtes envie et que la rébellion survie, nous serons tous punis. Nulle lieu à Fend ne pourra plus nous abriter. Je ne crois pas à vos histoires d'élus, mais je crois, j'ai le sentiment que cette fois je peux vous aider. Je veux seulement que l'on me rende mon ange.

Et elle fixait Sarah.
La jeune fille, la meurtrière, la paria, l'héroïne, la pleurnicheuse, la timide, toutes ces personnes là, en une seule pourtant. Elle brûlait ardemment. Bientôt, bientôt aux ailes de son ange elle s'envolerait. Mais comment ? Les rebelle étaient désorganisés, dispersés, c'était le fiasco assuré. Mais Sarah était un espoir, perdue pourtant dans le noir, emprunte au soir éternel qui recouvrait le soleil d'un voile en flanelle ... Sen était là lui aussi, ce dit vieillard qui avait selon lui les moyens de tempérer ses ardeurs. Son savoir ancien lui transmettre il devrait et à l'écouter elle se résoudrait. Les voix d'Enril elles aussi raisonnaient dans sa tête. Mais par peur pour les élus sans doute n'avait voulu les suivre ? Où était-il nulle ne le savait ! Viendrait-il ? Nulle ne le savait ... Sarah en fixant Eva prit la parole à son tour.

-Nous n'avons pas le choix.
C'est l'occasion rêvée pour agir. J'ignore qui est à l'origine de cette ouverture, mais il semblerait que nous ayons une taupe chez l'ennemi. Je suis seulement étonnée que cette personne prenne de tels risques. Nous avons retrouvé des morceaux de parchemin aux quatre coins de la ville, pour chaque carnage un nouvel indice. Nous avons réunis tous les papiers, il s'agit en réalité du plan de garde organisé par le grand dirigeant ainsi que toutes les informations nécessaires pour investir sa forteresse.


Eva afficha un léger rictus.


-Je pense que c'est elle ... Mon ange.

Mais Sarah ne semblait pas du même avis.

-Pourtant c'est impossible je le crains ... Le Seigneur Mortalis a disparue depuis plusieurs semaines, semaines qui se compteront bientôt en mois. Où qu'elle soit mademoiselle Doe, je la plains. Non, la personne qui sème des massages de toutes parts de la ville sait parfaitement ce qu'elle fait. J'ai l'impression que c'est un être cruel qui hait les deux camps. Les corps qui gisaient au sol n'étaient pas uniquement ceux des nôtres. Cette personne qui qu'elle soit est cruelle, d'une perversité extrême mais au delà de tout, d'une finesse et d'une intelligence sans pareille. Il y a une stratégie derrière ces actes. En apparence ils sont insensés, mais en y revenant à deux fois, on se rend compte du contraire ... Je pense que l'ennemi ne voit pas plus clair que nous dans son jeu. Vous avez entendu la rumeur d'un nouvel agent du mal n'est-ce pas ? Une personne dangereuse qui se fait communément appeler ...

Et Eva, prise d'un sursaut termina malgré elle la phrase de Sarah.


-Belle de Nuit. Oui, j'ai déjà eu une maigre démêlée avec elle, c'est un drôle de personnage. Et sans que je ne le comprenne, elle est très dure à trouver. C'est bizarre mais chaque fois que je la vois, ma mémoire flanche et plus le temps passe, plus j'oublie l'avoir vue. J'ignore à quoi cela est du.

Puis après une maigre pause, Eva reprit alors, le regard changeant curieusement, ses cheveux grisonnant tout à coup alors qu'ils étaient d'un blond éclatant quelques secondes plus tôt. Dépliant une carte sur l'immense table du QG des rebelles, l'enfant de l'air pointa du doigt les points clés de leur affaire.

-Je mènerai les opérations. Ma présence ne sera pas suspecte étant donné que je suis encore dans les bonnes Grâce de nôtre dirigeant. En revanche il faudra que vous restiez légèrement en arrière, portez tous des vêtements sombre de telle sorte à ce que nous puissions rester blottis un maximum de temps. Je me chargerai des gardes de l'entrée et ensuite vous interviendrez. Mais vous devrez avancer avant que je neutralise quiconque, ainsi, quand je vous ferai un signe de la main, vous avancerez jusqu'aux première limites de la rue, en venant depuis les toits. Ensuite pas de quartier. Ce soir là pour une raison inconnue, Azarel a choisi de concentrer ses forces sur le port, je crois qu'ils attendent un message important venu des terres d'Othara. Je me chargerai ensuite d'aller le réceptionner. Histoire également de n'être soupçonnée ...

-Et si Belle de Nuit, La veuve ou encore cette plaie d'Alma apparaît ? Que faisons nous ?

S'inquiéta Sarah, sans hésiter une seule seconde à couper la jeune Eva. Bien sûr, la jeune femme y avait pensé.


-Si l'une d'elles apparaît, il faudra concentrer vos forces sur elle. Mais avant tout, Sarah, restez à part. En tant qu'élue vous serai plus en danger que les autres ...

=( Flash )=


Et à présent les choses s'enclenchaient, tout commençait enfin. Eva se dématerialisa dans un léger tourbillon noir, les cheveux gris foncés, elle envoya valdinguer les gardes. Deux "poufs", deux soupirs, deux courants d'air, et tous en arrière. Les gardes de l'entrée tombent comme des quilles sous les assauts habiles de nôtre jeune et leste fille. Il n'y a plus personne pour le sieur Elentir, sa sécurité part en vrille.

-EN AVANT !!!

Hurle-t-elle. Sa voix déchire l'écho, sa voix écrase tout autre maux. Il est temps de mener l'ultime combat, il est temps de mettre à bas, l'ultime dirigeant de nôtre faux Roi. Un objectif l'obsède alors, aucune autre envie de lui succède, ce qu'elle veut c'est la tête d'Azarel. Et que nulle autre ne lui concède, une victoire partielle. C'est démentiel. Se glissant dans les locaux, elle disparaît une nouvelle fois, pas de retour pas de mot, pas de combat pas de maux. C'est la fin. Il vole à nouveau, un châle, une fin.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sarah River
Aubergiste officiel de Peaca
Aubergiste officiel de Peaca
avatar

Nombre de messages : 33
Age : 36
Date d'inscription : 13/09/2008

Carnet de voyage
Age du perso: 26 ans
Profession: (Ex tueuse à gages) Rebelle
Statut: Elu

MessageSujet: Re: - La Guerre est déclarée - Chez le Grand Dirigeant -   Sam 17 Oct - 20:29

Nous y étions ...
Tant d'années, de mois plus tard.
Enfin Sarah allait obtenir vengeance sur la cause de son malheur. Leur relation était encore fraîche dans sa mémoire, et son fils ce lendemain n'aurait plus de père. La rébellion était en forme, le monde va changer. Ces mois de chaos ont été insoutenable mais cette fois, le temps de porter le coup fatal est venu. Qui aurait cru que ce serait l'opposition qui recevrait cette balafre ? Hier encore dans les massacres frais de la matinée les rebelles étaient faibles dans l'opinion publique. Mais aujourd'hui leurs forces étaient en nombre et l'impulsion serait démonstrative. Une stratégie de dissuasion en quelque sorte. Si l'ennemi pensait les rebelles assez forts, il augmenterait sûrement son emprise sur la ville, mais il n'était pas exclu que sa vigilance augmente avec elle. Après tout, Azarel n'était qu'une façade, il y avait derrière les murs fortifiés du mal des créatures bien plus dangereuses que ce pauvre aristocrate fébrile et mentalement atteint. Du haut d'un toit, l'élue de l'eau fixait Eva tout en bas. Il fallait reconnaître à cette jeune femme qu'elle avait du leste, pour une gamine. Puissante et pourtant à la fois si légère et fine. Un glissement de plume qui faisait exploser le plus solide des mur de béton. Un pouvoir déséquilibré et manié avec si peu de prudence. Mais Sen enseignerait à cette petite et bientôt elle serait l'une de leurs armes les plus précieuses ...


-La pluie ...

Levant le regard vers le ciel, la sorcière bleue, comme l'avaient rebaptisée les rebelles, sentait l'humidité monter tout autour d'elle. Voilà un temps qu'elle n'avait ressenti autant de force ! Etait-ce la présence d'Eva en contre bas ? Etait-ce sa haine contre Azarel qui la rendait chose. Mais le haïssait-elle vraiment ? Pour le moment c'était plus de la pitié, qu'elle éprouvait à son égard. Cet homme était à l'aube de sa mise à mort et alors qu'il succomberait, qui allait le pleurer ? De fine goutte vinrent caresser les visages. Il fallait prendre son mal en patience...

-Allez ! Allez ! Fais le signe ...

Et alors que Sarah bouillonnait de recevoir enfin le signal d'Eva pour se jeter à l'assaut avec les siens, la sorcière sentait peu à peu ses souvenirs remonter en elle comme un écho à sa détresse, à ses craintes soudaines. Il y avait comme un profond remords qui la rongeait encore. Azarel avait un jour disposé de son corps, et sur lui, il avait laissé des marques. Une main sur son ventre, elle se demanda si elle faisait bien, hésitante tout à coup. Des mots lui revinrent, des maux également. Sen ...

-(Flash)-


-Sarah, à faire cela obligée vous n'êtes pas. Tuer le père de vôtre enfant, vous faire mal cela peut.

Il avait raison. Sen fixait la jeune femme de ses yeux malicieux. Elle portait en elle le fruit d'un amour qu'elle avait voulu intarissable. Mais Elentir s'en était allé, il l'avait oubliée, il avait tiré un trait sur elle. Quelque part le nom de Peaca la faisait frémir, son évocation la faisait bouillir. Son homme l'avait convoitée, plus qu'il ne l'avait aimée. Elle avait volé son peut être futur mari, le père de son enfant. Pourtant ça avait eu lieu bien après leur rupture ... Alors pourquoi haïssait-elle tant la princesse de Mortalis ? Pourquoi ? Parce qu'elle était Jalouse. Un jour si elle en avait l'occasion, elle ne pardonnerait pas à cette nobliotte de bas étages, cette dépravée aux airs prudes. Et Eva qui ne valait pas mieux qu'elle ... Ou à peine plus.

-Je n'ai pas le choix. Azarel est mort, l'homme qui habite son corps aujourd'hui n'est pas celui que j'ai aimé. Il sera brûlé.

Et Sen s'avança, les yeux emplis d'émotion, un regard comme peu en avait. Il posa une main sur le ventre de la belle et ferma les yeux un instant. Son futur était incertain, étrangement le vieillard ne voyait pas Sarah dans ses visions, comme il ne voyait pas Azarel. Mais pour quelle raison ne les voyait-il pas ? Cet enfant ... Cet homme et cette femme.

-Ton avenir je ne puis prédire. Pour une raison connue que je ne peux citer. Mon coeur vacille. Vous expliquer j'aimerais tant, mais la vérité serait douloureuse ...

Pourtant Sarah devait savoir ! Elle voulait savoir ! Et suppliant Sen, la femme s'agenouilla devant le vieillard. Par respect pour sa sagesse elle s'inclina, comme vénérant un dieu elle embrassa ses mains et les serra contre elle. Elle voulait savoir ... Mais lui parlerait-il ? Une vérité serait révélée, une vérité qui sans doute changerait le cours des choses ...


-Dites moi. Je vous en conjure. Rien ne peut plus me consoler de ma peine, mais peut être avez vous en mains un moyen de me redonner espoir. Il arrive le soir que je vois des choses quand je rêve. Vous avez ce don vous aussi ... Comment ?

Et alors Sen fit appel à son passé. La douleur de le revivre était grande, mais il devait lui parler. Sarah devait trouver la force, elle devait se laisser envahir, elle devait être de fer pour le combat à venir. Peut être que l'idée de trouver un proche alors même qu'elle en perdait un lui donnerait force et courage ... Sen s'engagea devant elle et lui teint un drôle de langage pour lui raconter moulte adages. Et la vérité sonna comme une révélation, un maigre sourire éclaira son visage caché par les ténèbres de ses cheveux noirs ...

-( Flash )-


Le signe arriva enfin.

-Je vais le faire pour vous Sen. Je vais le faire pour vous venger. Je vais le faire pour vous aider.

Levant le bras, tendant droit devant elle une épée invisible, la sorcière se tourna vers ses troupes, elle s'adressa alors d'un air solennel à la rébellion et un grondement qui vint rompre le silence, elle empli les coeur d'un espoir perdu, durant plus d'un instant, il sembla même qu'un rayon de lumière perça le ciel noir pour venir éclairer cette femme qui incarnait désormais l'espoir. Sarah River mènerait cette bataille et à l'aube, la rumeur traverserait Fend de part en part. L'époque du règne d'Azarel Elentir toucherait à sa fin.

-En ce jour de nuit je m'adresse à vous.
Nous avons longtemps souffert, tapis dans l'ombre ! Beaucoup sont morts mais aujourd'hui nous allons obtenir vengeance. Azarel n'a pas eu pitié de vous, n'ayez pitié de lui ! Massacrez ses hommes jusqu'aux derniers s'ils refusent de se rallier à nous. Coupons les vivre du mal, la ville est à nous ! POUR FEND ! POUR LA REBELLION !!!


Et s'élançant au combat, Sarah regarda ses hommes la seconder. Un air fier sur le visage, elle sentait une chaleur agréable l'envahir. Après toutes les fois où elle avait tué, cette fois là lui semblait différente. Chaque fois qu'elle portait un coup à un ennemi, son coeur s'allégeait au lieu de s'alourdir, comme si l'absolution lui venait de cette violence nouvelle à la fois cruelle mais plus modérée que l'ancienne. Pourquoi ? Parce que donner la mort était agréable, sans culpabilité.

-Que la démonstration commence.

Des torrents de pluie. Rapidement la rue était recouverte d'un maigre manteau aquatique et en deux temps trois mouvements, Sarah River avait créé un piège mortel contre ses ennemis. Par la force du vent qui l'aidait à soulever les eaux, l'élue créa une masse meurtrière qui écrasait les ennemis contre les murs d'une force brute et aussi dure que le béton. Un mur d'eau ... Et de ses deux bras comme une danse harmonieuse, elle dirigeait le mur d'une part à l'autre de la place ... Le plat revint. Elle était essoufflée, son ventre le faisait souffrir. Les contractions se faisaient de plus en plus fréquente. Eva ? Où était-elle ? Sarah devait la retrouver ? Pensant que cette fois ses hommes pourraient finir le travail, affrontant les troupes d'Elentir, elle s'engagea à son tour dans le bâtiment, prise d'un espoir interdit.

Je dois le revoir ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Enril Ivny
Spécialiste autoproclamé de la race escargologique
Spécialiste autoproclamé de la race escargologique
avatar

Nombre de messages : 278
Age : 26
Localisation : De-ci, De-là, surtout où le vent le portera
Date d'inscription : 26/12/2007

Carnet de voyage
Age du perso: 36 ans
Profession: Aucune officielle
Statut: Formateus

MessageSujet: Re: - La Guerre est déclarée - Chez le Grand Dirigeant -   Dim 18 Oct - 13:09

"Mes enfants, savez-vous seulement ce que vous êtes entrain de déclancher par ces gestes ?..."

Nul regard n'est si tendre que celui d'un homme attristé, nulle épée n'est si tranchante que celle des réprimés...
Aucun besoin pour Enril d'assister à cette expression ultime du but humain, aucun besoin de voir le meurtre pour le ressentir. Car, après tout, Fend tout entière ressentira bientôt ce meurtre, comme jamais elle ne l'eut fait auparavant.

"J'espère que le vent vous portera mes paroles, chers Elus, et que votre courage ne sera pas récompensé par un retour de flamme si puissant que vous mettriez l'avenir de ces terres en danger... J'espère me tromper, mais je ne peux concevoir que vous agissiez ainsi... Que vous agissiez comme lui... Que les dieux vous protègent, c'est guère tout ce que peux vous souhaiter... Car il est déjà trop tard pour reculer."

Et le Formateus se tenait là, sur la place, scrutant le toit de la demeure d'Elentir, la seule partie de la résidence qu'il pouvait apercevoir de là où il se trouvait. Mais il ne lui en fallait pas plus. Ces actions, cette réaction... Tout cela était naturel, mais au combien inconscient. Les Elus d'aujourd'hui prennent tant de risques, ils manquent tous d'une présence, d'une protection... Que font donc leurs Formateus, cautionnent-ils cette prise de risque inutile pour un seul homme, une seule vie... Une vie qui n'est même pas un symbole, mais tout juste une gène. Risquer tant pour ne rien gagner...

"La pluie... Je laisse entre tes mains le sort de ces deux demoiselles, toi qui a connu l'immensité du ciel, et qui s'en éloigne pourtant pour montrer aux hommes ce qu'elle représente... Calme leur colère, une fois leur méfait accomplit, et ne les laisse pas se développer autours de la haine... Vous que je n'ai jamais pris la peine de prier, je vous confie l'avenir de ces terres que je n'ai pas l'ampleur de protéger... Prenez soin d'elles..."

Parler au vent, à la pluie, ce n'est rien de plus que s'exprimer à la vie pour celui qui s'est construit autours des éléments, et qui a apprit à les entendre... L'Eau et le Vent entraient dans le conflit, et sonneraient en cette nuit le début de la guerre, cela ne faisait aucun doute, l'éclair qui s'abattrait ce soir sur Azarel se renforcera des cris de cette nuit, avant de foudroyer à leur tour tous ceux qui participent à cette nuit... Et bien plus encore. La loi du retour de flamme est égale à celle de la vie... Le mal appel le mal, la mort appel la mort, et l'homme, au milieu, ne peut que se perdre dans les erreurs de ses pères...

Prier...

Les yeux du formateus se clorent quand les premiers échos de "victoire" annonçaient le début de cette opération tentée de haine. C'en était trop, dors et déjà, l'homme tourna les talons... Car il n'était plus en cet instant qu'un homme auquel le formateus avait fait place un moment. Et c'est en tant qu'homme que le formateus de l'Ether disparut dans l'ombre ambiante...

"Il est grand temps que l'Ether les guide..."

... Grand temps que les choses changent, et que ce cercle infini de haine laisse place...
...A la lumière.

_________________
On voit en ton pouvoir le souffle du renouveau.
Sache que c'est de cet espoir que naitra ton fardeau.
Deux voies s'offrent aujourd'hui à toi, élu des divins.
Saches choisir la bonne, au bout de l'autre se trouve la fin.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Belle de Nuit
- Détournez vôtre chemin -
- Détournez vôtre chemin -
avatar

Nombre de messages : 23
Age : 31
Localisation : Un peu partout
Particularité : Personne mystère !
Date d'inscription : 09/01/2008

Carnet de voyage
Age du perso: SAF (Sans Age Fixe)
Profession: Pion, what else ?
Statut: Tous et aucun à la fois

MessageSujet: Re: - La Guerre est déclarée - Chez le Grand Dirigeant -   Lun 19 Oct - 3:53

-Vous pensez n'y être pour rien ...

Il croyait pouvoir disparaître ainsi.
Il pensait pouvoir s'échapper sous la pluie ? Belle de Nuit.
Lorsque les chats noirs rodent en guise de mauvais signe, il s'en serait fallu de peur, qu'un vendredi treize. Treize, pas moins de treize et un morts en bas de ces charpentes. Elle les avait tué un à un sans le moindre scrupule, des rebelles, des sbires de Neiji. Tous. Un filet de sang coulait le long de ses doigts, de sa main gauche, beaucoup moins gauche finalement que la droite. Adroite lame. A petite goutte il tombe sur le sol, comme un tic, comme tac. Ses longs cheveux noirs aux reflets de bleus recouvrent plus ou moins son beau visage sans traits. Aujourd'hui elle est peu irritée. L'homme qui est devant elle, elle le connaît, aussi bien elle en parlerait. Un page qui se veut sage. Un pauvre homme destiné à garder les moutons, sans soupçonner un seul instant que lui même en était un. Triste petit juron. Mais Belle voyait bien au dessus, bien au delà, bien au deçà. Et lui, pouvait-il la savoir là ?


-Mais c'est vôtre faute.

Sa voix est douce, sans fausse note.
Elle est si belle, si belle et pourtant si froide. Une enfant perdue. Une vie révolue, une âme dévolue. Elle l'assène du regard, elle le toise de si peu de garde. Il n'est pas tant de crier par ses gardes. Belle ... Comment pouvait il la savoir, elle ? Elle, Belle de Nuit. Un démon de minuit. Azarel ? Qu'il meurt, c'était de bonne guerre. Elle lui en voulait de naguère. Aucun soutien à la main. Sans maintien pas de lendemain. Ses yeux se braquent sur lui, s'enfoncent dans les siens et tout en ressentant un charme digne du mal, il ressent une mort qui le rend mal. Un désespoir que peu minimal. Un besoin animal. Il se sent indigne, pitre désespéré, besoin inopiné. Il ne peut la toucher !!!


-Vous les avez conduit là. Vous voyez le mal ? Vous voyez la haine. La haine. Ce n'est que peine.

Passant ses longs doigts, ses mains gracieuse sur les lames de ses sabres, elle le toise encore, une page, un arbre, sagesse ... Que de liesses. Mais le Formateus ne voit pas en elle comme elle, Belle, voit en lui. Ô s'il savait. S'il savait qui le regardait. Il ignorait. Parfait. Elle parle car il y a encore à dire. C'est un message. Un baiser volage. Un adage.

-Ne jugez pas. Les élus savent mieux que vous ce qu'ils ont à faire. Ils le mettront face contre terre.

Et sans le fixer, sans le prier.
Il part ? Qu'il parte. Elle n'est pas la pour le retenir. S'il veut partir ?
Elle parle, elle l'appel, Belle. Qu'il est doux de se satisfaire de vieilles affaires. Enril avait un compte à lui rendre. Mais pouvait-il deviner sans s'y méprendre ? Une promesse lointaine, une promesse vaine. Abandon. Pauvre chaton.


-Peaca vous salut. De là où le diable l'a enfermée. Elle n'est pas si malmenée.

Et s'avançant du bord de la hauteur sur laquelle tous deux se trouvaient, l'étrange personnage fixa les profondeurs de la rue. Se retournant légèrement de profil pour lancer un regard par dessus son épaule au vieillard qui l'avait sûrement écoutée. Savait-il ce qu'elle voulait ? Seulement l'aider. Mais lirait-il dans ses mots ? Eviterait-il de vains maux ?

-Veuillez m'excuser, je dois me retirer.

Elle se laissa tomber.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Azarel Elentir
La petite fée de Noël (en Jarretelles)
La petite fée de Noël (en Jarretelles)
avatar

Nombre de messages : 171
Age : 27
Localisation : Tout près de vous. Faites attention.
Particularité : Sadique. Mais c'est pas tout.
Date d'inscription : 05/12/2007

Carnet de voyage
Age du perso: 38 ans
Profession: Grand Dirigeant
Statut: Partisan

MessageSujet: Re: - La Guerre est déclarée - Chez le Grand Dirigeant -   Lun 26 Oct - 16:19

Il détestait la pluie. C'était tellement plus fort que lui...la pluie avait rythmé ses journées dans les montagnes quand il était gamin, il la détestait de tout son être, comme il détestait les autres, TOUT les autres. Y comprit ceux avec qui il travaillait. Y comprit son maitre.
Il ne supportait pas être l'ombre de cette chose terrifiante et immense qui régnait sur tout ce continent, il détestait encore plus de devoir sans cesse s'écraser devant lui pour le satisfaire, de réprimer ses désirs personnels pour ne pas le mettre en colère et d'acquiescer encore et toujours. Il ne rêver que du moment où il pourrait voir Neiji se faire abattre, peut importe par qui, si les élus s'en montraient incapable alors il l'achèverait. Quand à Alma...sa perte serait certes regrettable...mais il pourrait s'adapter à son absence.

Il se trouvait devant la cheminée, un grand feu finissait de consummer les buches, il ne regardait pas vraiment en face de lui. Il avait fixé ses yeux rouges sur les cinq urnes qui tronaient sur le marbre. Quatre étaient parfaitement identiques, chacune avaient un nom gravé dessus. La dernière était plus petite et plus colorée. Normal. Pour le cadavre d'un enfant il fallait bien ça. Un sourire s'étira sur les lèvres d'un grand dirigeant. Mais ce n'était un de ces habituel sourire qui ne faisait que flotter sur ses lèvres, celui ci avait quelque chose de plus...fou.
Son esprit fit un ricochet durant quelques seconde, a peine le temps de revoir la scene macabre qu'il avait trouvé ici il y a quelques jours. Il partit d'un grand éclat de rire, un rire suraigue qui alla se repercuter dans tout l'établissement. Les gardes avaient l'habitude. Eux aussi il les detestait, sous leurs airs sages et bien discipliné combien d'entre eux revaient de le tuer ?


-Et ils ne peuvent même pas...Hi hi hi...Comme toi , ils ne peuvent plus rien me faire maintenant...ils sont trop lache pour me faire mal et toi tu est trop mort.


Il prit delicatement la première urne dans sa main droite, avec l'autre il jouait avec ses cheveux. Il caressa la surface lisse, pensant qu'il faudrait sans doute les remettre dans le caveau des Elentirs. Endroit où lui aussi irait finir ces jours. Mais pas pour tout de suite, non non non...pas tout de suite. Il avait encore tellement de chose afaire ici, tellement de rebelles à tuer, tellement de femmes à...

-Violer ? Comme tu as raison papa...je suis un vrai petit diable n'est ce pas ? Tu te crois parfait ? Demande donc a maman comment elle te trouvait au lit. Sur que tu était un mauvais amant...Tout fait vrai, on a pas bessoin de demander leur avis aux dames. Pas quand on s'appelle Elentir
.

Et aujourd'hui il se passerait volontier de la permission de l'Autre. Ce n'était pas pour rien qu'on le surnommait Serpent. Il n'aurait certes pas mieux trouvé. Neiji savait il à quel point l'un de ses plus fidele serviteurs desiraient sa mort ? Dans un certains sens il le respectait encore beaucoup. C'était un homme que l'on ne pouvait ignorer, il avait accompli tellement de chose en si peu de temps. Mais comme tout les grands tyrans il était également très seul. Sans amis fideles, sans serviteurs loyaux. Comme il lui ressemblait en fin de compte.
Il y eut un silence presque opressant. Il en bougea pas le moindre muscle. Il était habitué au silence, mais quelque chose lui faisait mal à l'estomac. Une boule d'angoisse apparut soudainement et pour on ne sait quelle raison. Que pouvait il bien se passer...


Il eut sa réponse quelques secondes plus tard. Un cri avait dechiré son petit monde. Et une voix qui ne connaisait que trop bien. Celle d'Eva. Finalement elle avait choisit son camp. La petite fille des rues se retournait contre lui ? Idiote...
Des cris dans tout les sens, les gardes semblaient pret à se battre pour une fois, Azarel espérait qu'il ferait leur travail. Il ne voulait pas se retrouver en sa presence. Il se dirigea vers la fenetre, jeta un bref coup d'oeil dehors et poussa un soupir. C'était une véritable armée qui se tenait en face de ses murs. Elle avait monopolisé toute la ville ! Son esprit partit en vrille...se retourant il posa l'urne de son paternel, posa sa tête dans le creux de ses mains et la balanca de gauche à droite.


-Voila pourquoi je deteste ce monde...Hein ? Comment ça bien fait pour moi ? Je t'en prit ne dit pas ça maman...si seulement tu savais...a quel point je me suis rejouit de ta mort. Toujours souriante, toujours gentille, je n'en pouvait plus de te voir joyeuse tout le temps alors que moi je depérissait a vue d'oeil. Allons allons ne pleurs pas...ça te fait un visage bouffi.

Encore des bruits de lutte, on commencait a envahir son espace personnel. Il se cala contre l'un des piliers de la cheminée, il n'était pas inquiet, il ne ressentait plus rien depuis ce fameux soir, sinon peut être les effets de sa propre folie. Les gardes semblaient être surpassés par les opposants. Un bruit de pas précipité, plus proche que les autres, des coups frappés a la porte. Même pas le temps de repondre que déjà elle c'était ouverte. Un garde, essouflé et couvert de bleus. Il resta un intant sur la palier, regardant son dirigeant avec incrédulité. Il se reprit et referma la porte avant de s'avancer vers Azarel.

-Monseigneur, il vous faut fuir. Les rebelles sont trop nombreux et nous ne pouvons pas vous proteger de leurs attaques. Surtout qu'il y a un demon avec eux, une jeune fille qui semble pouvoir controler le vent à sa guise. Grand Dirigeant...si jamais ils parviennent jusqu'a vous alors...


-Pourquoi faites vous ça ? Je me souviens de vous, votre famille a été tuée lors d'un raid dans un village, je commandais ce raid. J'ai tué les votres. Alors pourquoi prendre le temps de me sauver alors que vous ne chercher qu'une chose c'est que je meurt ?

-Mais Monseigneur...sachez que ce que je veux n'a pas d'importance. Je ne vous aime pas certes, comme tout les autres soldats, je pense que vous être un être abject qui merite pleinement ce que vous êtes en train de subir. Mais je me suis engagé a vous proteger et je le ferais au peril de ma propre vie si il el faut. Je n'ai plus rien a perdre.

Azarel se releva lentment, en prenant le temps d'examiner ce soldat. Si il avait été lui même et non dans cet état de faiblesse, il l'aurait propablement tué a cet instant precis. Mais...finalement...quelle importance pouvait il bien accordé à ces propos. Une étincelle brilla dans ses pupilles rouges. Il s'approcha du jeune homme, posa l'une de ses mains blafardes sur son épaule et eut un éclat de rire.

-Merci beaucoup de cette confession. Je vais effectivement mourrir si je reste ici...j'ai encore beaucoup de chose a faire pour rendre ce monde parfait. Et vous n'avez rien d'autre que votre vie à perdre. Alors nous allons nous aider...mutuellement.

_________________


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Eva Doe
Timbrée de la guirlande !
Timbrée de la guirlande !
avatar

Nombre de messages : 87
Age : 28
Date d'inscription : 12/09/2008

Carnet de voyage
Age du perso: 19 ans
Profession: Apprentie de la vie
Statut: Elu

MessageSujet: Re: - La Guerre est déclarée - Chez le Grand Dirigeant -   Dim 15 Nov - 18:29

C'était désormais une lutte infernale.
Tout le monde se battait au dehors, tout le monde mourrait. Un petit "pouf" qui retentit et voilà Eva repartie. Dans la maison il n'avait pas été dur de se frayer un chemin. Ce qui étonna seulement l'élue de l'air, c'est que le grand Dirigeant ne soit pas perturbé par tout ce bruit au dehors, par tout ce bruit dans les couloirs, par ce bruit juste devant sa porte. La jeune femme jouait tantôt les équilibristes, tantôt les acrobates et une fois tout le monde à terre il ne restait plus qu'à mettre le feu ... Mais d'abord, il fallait s'assurer que le grand dirigeant ne pourrait plus s'enfuir. S'avançant d'un pas lent vers la porte, c'est sans hésitation qu'elle allait la bloquer. Mais avant de se faire, des éclats de rire dans le bureau l'interpellèrent. Eva écouta, mais à priori l'homme parlait tout seul. Bien entendu elle n'entendit pas le garde à l'intérieur. Tendant les mains vers un des murs, elle regarda la surface se désagréger peu à peu jusqu'à voir les planches sous le mortier. Et là elle en arracha une pour la placer devant la porte. Pointant du doigts deux gros candélabres sur les côtés de la porte, Eva s'en servit pour renforcer son barrage et sans les toucher, elle les fit s'écrouler. Cette fois-ci il ne pourrait s'échapper.

-EVA NON !! C'EST À MOI DE LE FAIRE !


Et lorsqu'elle se retourna, la blonde se surprit à se trouver face à Sarah. Mais après tout c'était prévisible ... Ah, ces maudits rebelles et leur éthique pathétique. La jeune femme n'en avait cure. Maintenant il était temps de rétablir les choses et de les remettre en ordre. La Rebelle s'empressa de tenter de former une masse d'eau pour la frapper avec mais il se trouva qu'Eva était plus rapide qu'elle. Pointant les mains vers deux armures entreposées, la blonde les élança de plein fouet sur la sorcière bleue, puis, sans attendre, elle les fit suivre d'une énorme masse d'air. Sans plus attendre Sarah traversa le couloir et un mur avant de se retrouver dehors, recouverte de gravats.

-Tu as eu tord d'avoir confiance en moi. Ta vie ne m'importe pas. Il n'y a que l'ange qui compte.

Puis esquissant un petit sourire, Evy tira une flasque d'huile de sa poche.
Ses cheveux passèrent lentement du blond platine au gris foncé et son regard s'obscurcit nettement. Recouvrant la porte en bois de l'huile qu'elle avait amené ici, Evy tira de son dos une magnifique épée et envoyant un grand coup sur l'un des candélabres, elle produisit une étincelle assez immense pour enflammer la porte. Cette fois l'opération touchait à sa fin, il était maintenant temps de sortir pour admirer le spectacle.


-A charge de revanche, Elentir.

Et Eva s'éclipsa à nouveau, réapparaissant sur un toit bien plus loin, au sommet de la place. A présent elle allait savourer le spectacle et admirer sans effroi ce merveilleux feu de joie. La fin d'un temps était signé. Même si de fait elle avait aidé les rebelles à remporter une victoire, elle savait que seul la vengeance avait valeur à ces actes. Et la pauvre Sarah qui était là en bas ... Elle arriverait trop tard. Bien trop tard pour le sauver.

-Puisse l'enfer t'être sans surprise, démon.

Puis Eva se tourna vers deux hommes qui étaient monté pour l'escorter.

-Veillez à retrouver les restes de son cadavre après l'incendie. Je veux être sûre qu'il est bien mort cette fois.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: - La Guerre est déclarée - Chez le Grand Dirigeant -   

Revenir en haut Aller en bas
 
- La Guerre est déclarée - Chez le Grand Dirigeant -
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Minous VS Minettes ? La guerre est déclarée !
» Porsche Mission E : la guerre est déclarée ?
» La campagne et mes grands-parents
» tu trouvera pas mieux chez ta grand-mere
» J'ai trouvé 2 armes chez mon grand père... ça se revend ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kenen Kuro :: La capitale aux deux visages : Nonaï et Nekai. :: La Place Comedia-
Sauter vers: