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 Le prix des générations passées - Dernier acte -

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Alma Piniata Pecolada
Flatulence portugaise clignotante
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MessageSujet: Le prix des générations passées - Dernier acte -   Mer 24 Déc - 18:19

Il avait était difficile d'avancer jusque là.
Alma savait que le maître ne tolérerait aucun retard, mais la lutte qu'elle avait eu avec Peaca ne l'avait hélas pas mise à l'heure. La jeune femme était là, à l'arrière, une triste moue sur le visage et des larmes le long des joues. Une si belle créature pour le plus puissant des hommes. C'était un cadeau de taille. En réalité il s'agissait d'une promesse vieille comme le monde. Décidée à chercher un moyen de consoler la belle, Alma se décida à discuter, à expliquer. Après tout, il fallait que la jeune seigneur relativise, la vie qui l'attendait désormais n'était pas à plaindre. Elle serait presque à l'abri de tout, tant qu'elle répondrait à ce que lui dira le seigneur. Mais le ferait-elle sans broncher ? Un rictus élargit alors les lèvres du croc mitaine. La bestiole qu'était Alma connaissait Neiji comme le fond de sa poche. C'était un homme séduisant qui saurait parler à Peaca, qui saurait la faire plier, car il était facile de le faire.


Tu sais petite. Je n'aurais jamais cru dire ça un jour, mais je me suis attachée à toi. Tu es belle, intelligente. L'occasion qui se présente à toi n'est pas à décliner. C'est la chance de ta vie. Plus de guerre, plus d'ennuis, tu te retires tranquillement, tu accomplis ton destin. Toi tu es en paix, tout le monde est content. Tu n'as pas l'âme d'un seigneur, tu ne l'as jamais eu. Alors pourquoi te cramponner ? Tu sais ... Ce qui t'arrive maintenant, tu le dois à tes ancêtres, tu le dois à ton père, mon enfant. Andros était honorable, il a toujours voulu te protéger. Si seulement il avait trouvé le courage de t'en parler ...

Et Alma s'échappa soudain dans une drôle de pensée. Un souvenir, un songe. Les images, le son, tout lui revenait peu à peu comme une douce mélodie qui emportait avec elle tout le décor pour le transformer au gré du vent, ce même vent qui soufflait partout, désordonné, puissant mais incontrôlable, le sable, le flou, la nuit, tout s'effaçait, tout se transformait ...

-(Flash)-

-Comment avez vous pu ! Vous m'aviez promis ! Vous m'aimez ! Je le sais !

Elea Mortalis retira alors sa main de son étreinte avec brutalité. Le chemin qu'il avait suivi n'était pas le sien. Ils n'étaient pas destinés à être ensemble, pas destinés à s'unir. Ce qu'il avait fait ... C'était trop horrible. Autrefois ils se seraient aimés, peut être même lui aurait-elle donné un héritier, autrefois ...

-Je suis désolée, je ... Tu sais que je t'aime, je t'ai toujours aimé. Mais je ne te reconnais plus. Tu t'es éloigné de moi, en même temps que tu as trahis toute nos lois, toutes nos traditions. Renonce à tout ça ! Reste avec moi, s'il te plait.

Mais le jeune homme, aussi ambitieux soit-il, aimait une chose plus que cette femme : Son pouvoir. Le garçon ne pouvait reculer, il ne pouvait renoncer maintenant, pas après tout ce travail, pas après tous ces efforts pour en arriver là. Les choses ne se passaient pas toujours comme on le voulait, malheureusement ... Elea sentit son coeur se déchirer, il lui faisait si mal ! Elle le sentait bouillir, de tout son être. Mais que pouvait-elle faire ?

-Laisse mon mari en paix. Nos routes sont définitivement séparées. Tu as fait ton choix, alors laisse moi m'en aller. Laisse moi vivre cet amour dont tu m'as privée. Laisse moi ...

Et sans ajouter ne serait-ce qu'un mot, il disparut.

-(Flash)-

Tu sais, ma belle, les choses n'ont pas toujours été facile, chaque seigneurie a ses démons, la tienne également. Il y eut un amour, un amour interdit. Lorsqu'elle est morte, ta grand mère, tuée par la maladie et le chagrin, j'ai cru qu'il oublierait ce chapitre caché de sa vie, définitivement ... Mais je me suis trompée. C'est fou comme tu lui ressemble. Lorsque tu es née, Andros n'était pas fou, il savait ce qui se tramait sur Fend. Alors, quand il est venu te réclamer, lorsqu'il est venu passer un pacte avec lui qui pourrait te mettre hors de danger, Andros a tout de suite accepté. Le pauvre venait de perdre sa femme, il n'était pas en état de résister.

-(Flash)-

-Je vous assure qu'elle sera en sécurité. Je l'épargnerais, à la condition suivante ...

Andros le fixa dans les yeux, lui, le démon. Après la mort d'Elea, il n'avait pas imaginé le revoir. Et pourtant, il était là, aujourd'hui, debout devant lui. Son regard respirait le mal mais pas seulement. Lorsque le démon fixait Peaca, qui n'était à l'époque qu'un nourrisson, on pouvait percevoir une étrange lueur dans son regard, une lueur qui n'était pas entièrement mauvaise. Un semblant de regret peut être ?

-Quelle est cette condition ?

Et le diable afficha immédiatement un large sourire.

-La première, c'est qu'Alma soit sa nourrice. Elle la protégera, croyez moi et aucun de mes hommes ne l'attaquera tant qu'elle sera avec elle. Seulement, ne lui dites pas d'où elle vient, ne lui parlait jamais de moi. Elle ne doit pas savoir, pas avant que je vienne la chercher. Ensuite ...

-(Flash)-

Bien sur, ce fut facile, sous bien des aspects ton père semblait être un homme dur en affaire, mais étrangement, il fut particulièrement conciliant à ton sujet. Peut être avait-il peur, finalement ? Mais il s'avéra un jour qu'il devint un obstacle. Il voulait tout te dire, tout annuler, te "protéger" en changeant d'avis à la dernière minute. Heureusement pour moi, la maladie l'emporta bien avant qu'il ne puisse intervenir. Sur son lit de mort, j'ai crains qu'il ne t'avoue tout, mais il n'en eut pas le temps. Bien sur, il t'a délivré un message, mais comment aurais-tu pu l'interpréter ? Tu sais si peu de choses en fin de compte ...

Et Alma n'ajouta rien.
C'était un piège, un horrible piège qui s'était refermé peu à peu sur Peaca depuis l'instant même où elle avait respiré pour la première fois. C'était un horrible hasard, une catastrophe qui ne tenait qu'à un fait fatalement inévitable : La ressemblance. Car Peaca était à bien des égards le portrait craché de cette femme, qui l'avait connu, qui l'avait aimé, à tord. Mais la boucle devait être bouclée, aujourd'hui, ils seraient à nouveau face à face et ... Les choses se passeraient bien différemment. Les Mortalis étaient réputées pour être les plus belles femmes du royaume, toute beauté a un prix, à l'époque où l'on vit, toute particularité se paie chèrement. Il était temps pour Peaca de payer ses dettes. Mais tout cela n'était qu'une face cachée de plus, quoi dise Alma, ce n'était qu'un point de vue, qu'une interprétation. Il n'y avait qu'un semblant de vérité dans tous ces dires, dans tous ces souvenirs. Non, la vérité était ailleurs ...
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Peaca Mortalis
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MessageSujet: Re: Le prix des générations passées - Dernier acte -   Mer 24 Déc - 19:56

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(sélectionner : The Steward Of Gondor)

Vous savez Alma, je n'ai jamais été aussi dupe que vous l'avez cru.
Je sens cette menace peser sur ma tête depuis des années. Je n'ai seulement pas eu le courage et l'aide nécessaire pour m'en échapper. Mais vous avez tord d'accabler ce monde que vous semblez fouler depuis si longtemps. Quelle âge avez vous Alma ? Soixante-dix ans ?


Peaca était ligotée sur un cheval, comme un vulgaire paquet joliment emballé. De toutes les situations qu'elle avait connu, elle devait admettre que celle-ci était peut être la plus humiliante. La jeune femme pleura d'abord longuement sur son sort, jusqu'à ce qu'Alma se décide enfin à lui parler. Pour que les choses soient aussi simples aux yeux de l'ennemi, c'est qu'elles devaient être depuis longtemps planifiées, aussi le seigneur de Mortalis ne fut pas étonnée d'entendre ces confidences venant d'Alma. Même s'il était mort, Peaca devait l'avouer, la trahison de son père lui faisait atrocement mal. Comment avait-il pu la vendre à l'ennemi avec autant de facilité ? La mort de sa mère aurait du lui donner une leçon, mais visiblement il n'en tira pas les bonnes conclusions. Lorsque l'âge d'Alma fut évoqué, la créature sembla quelque peu hésitante, quelque peu indignée. Les yeux de Peaca s'arrondir tout à coup, emplis d'une surprise nouvelle.

Vous êtes plus vieille ? Quel âge ? Quatre-vingt ? Quatre-vingt-dix ? Plus ?

Et dans le silence qui régnait, au milieu de ces paysages neutres dans lesquels Peaca ne reconnaissait plus rien, un murmure échappa de la bouche du croc mitaine.

-Peu importe depuis quand j'existe, ça n'a aucune importance. Je n'ai pas de vie comme la vôtre.

Peaca eut alors presque pitié de sa nourrice. Ainsi elle n'était pas humaine ? Ce n'était qu'une vulgaire abomination de Neiji ? Si tel était le cas, elle devait avoir à peine quelques années de moins que lui. La princesse de Mortalis leva alors les yeux vers le ciel, enchantée par cette clarté qui faisait ressortir les astres de ce monde. Le désert, des millions de parcelles de terres, plus neutres les unes que les autres, dans lesquelles se reflétait tout et rien en même temps. Peaca n'aimait pas spécialement le sable, il était agressif, il s'insinuait partout et demeurait irritant pour n'importe qui. Pourtant, dans le vent qui régnait là, Peaca trouva une certaine forme de sérénité qu'elle n'aurait cru obtenir ailleurs qu'à Mortalis.

Tout est loin d'être terminé. Ne parlez pas de moi comme une vulgaire acquisition ou je me ferai une joie de vous le faire regretter, le moment venu. Vous ne placez aucun espoir dans les gens de ce monde, vous semblez croire que tout est gagné et que personne ne peut rien contre lui. Je connais le peuple de Fend, je l'ai aimé comme mon propre enfant et il m'a élevée comme la sienne. Tous vos assauts ne feront que les renforcer et ils en sortiront plus forts. Quant à moi, qu'importe ma destinée, j'accomplirai ma destinée seulement ...

Et sur ces mots, les yeux de la jeunes femmes s'illuminèrent. Peaca le savait, ce n'était qu'une épreuve de plus, qu'un obstacle supplémentaire et elle se battrait pour en sortir indemne. Après tout, elle commençait à être faite pour ce genre d'aventures difficiles, ce n'était pas comme si le malheur l'avait épargnée depuis sa venue au monde. Une main inconsciemment portée à son ventre, la princesse laissa s'envoler une pensée pour un jeune homme qui l'avait charmée, qui l'avait touchée plus que les autres ... Rel ... Et Enril vint à son tour à son esprit. Elle avait encore des leçons à recevoir de lui. Son apprentissage ne faisait que commencer et même Neiji ne pourrait y mettre un terme.

Il y a toujours de l'espoir, Alma.

Puis elle ferma les yeux, n'ajoutant rien.
Déjà la jeune femme pouvait sentir son souffle écrasant la gagner, la tasser sur son cheval. Le chemin n'était pas sombre, au contraire. Un pale rayon de lumière d'argent, directement issu de la lune, éclaira son visage. Le dernier rayon d'une condamnée, plein d'espoir, plein de pouvoir. Peaca allait en prison, elle avait peur au fond d'elle et il ne semblait y avoir d'issu à l'endroit où on la menait. Seulement ils étaient encore là, au dehors. Enril, Rel, Sarah, Eva, Luvna ... L'espoir demeurait toujours.

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Neiji
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MessageSujet: Re: Le prix des générations passées - Dernier acte -   Ven 26 Déc - 0:49

C'est ce que vous croyez ?
Qu'il y a de l'espoir ? Vous avez peut être raison. Il y en a pour vous. Mais pour eux ? Alors qu'ils tremblent tous sous cette nuit qui n'en finit plus, sous ces étoiles qui ne brillent pas plus que les ténèbres ne vous engloutissent, alors qu'ils se pensent en sécurité lorsque la nuit ils s'enferment à double tours dans leur maisons ... C'est là qu'ils abdiquent sans le savoir. Et ils attendent le coup de grâce. Je ne suis pas le méchant de ce monde, au contraire. Je ne veux que vous aider, vous sortir de cette torpeur qui vous a aveuglé toutes ces années. Il n'y avait plus rien de bon en ce bas monde et vous le savez. Votre poitrine est agitée par la peine, vous sentez votre coeur palpiter de ce mal qui vous engloutit vous aussi, mais vous ignorez à quel moment il vous dévorera. Peaca ...


Il était apparu sur la route.
D'un seul coup, sans que l'on ne puisse savoir s'il était là, de dos, assis depuis des heures à contempler le désert ou si c'était sa venue qui l'avait décidé à sortir. Neiji n'avait pas encore regardé Peaca. Ce moment avait été tant attendu, il ne fallait surtout pas le gâcher. Cela dit, ce n'était qu'une étape bien moindrement importante de son plan véritable, juste une ... parenthèse ? Le seigneur noir se releva doucement, laissant ses longs cheveux, soigneusement attachés cependant, voler dans le vent un certain laps de temps. Et il se tourna, portant le coup fatal. Il plongea son regard dans le sien, sans la moindre crainte. C'était étrange mais elle ne le gagnait pas, ses charmes sur lui n'avait presque aucun impact, il semblait même que ce soit ses yeux à lui, qui un court instant la dévorèrent elle. Neiji écarta Alma comme un vulgaire nuage de poussière, d'un geste leste du bras. Il avança doucement vers celle qui serait, sans la moindre hésitation, sa promise.


Quelle beauté si froide a pu captiver mon regard à ce point, depuis que je foule ce monde. Peaca Mortalis, descendante d'Elea. Qui aurait cru que vous lui ressembleriez ainsi ! Il faut croire que c'est un cadeau que l'on me fait, un cadeau dont je n'aurais résisté de me saisir. Vous savez pourquoi vous êtes ici n'est ce pas ? A moins qu'Azarel n'ait pas fait l'office pour laquelle je l'ai envoyé il y a quelques jours de cela, pour ne pas éveiller vos soupçons sur Alma le temps de votre enlèvement ...

Et il était là, à quelque pas de la jeune Mortalis.
Il la sentait partagée entre la haine, la tristesse et l'hésitation. Il ne faisait nulle doute qu'il l'impressionnait déjà et que toutes ses manipulations seraient rapidement efficaces. Neiji n'avait pas vraiment d'intérêt pour la personne en elle même. C'était ce qu'elle avait à lui apporter, à lui donner qui l'intéressait. Cette femme avait été sélectionnée, comme n'importe qui d'autre aurait pu l'être. N'importe qui, bien sur parmi les gens dignes de servir sa majesté.


Approchez, n'ayez pas peur de moi.

Et le démon la fit venir à lui, il passa sa main devant son regard, l'effleura de tout son long sans la toucher, au départ. Un de ses ongles vint se placer devant son corsage, remontant délicatement vers sa gorge sur laquelle il posa toute l'étendue de sa main, serrant quelque peu le cou délicat de cette délicieuse enfant. Neiji rapprocha son visage du sien, inspirant son air, comme pour la priver d'oxygène et la forcer à se faire dépendante, comme pour la posséder entièrement à cet instant précis. Le démon commença alors à apparaître, le visage du diable se fit de plus en plus sinistre, ses yeux se mirent à flamboyer et des images vinrent se présenter à son esprit diabolique, il lisait en Peaca comme dans un livre ouvert. Lorsqu'il quitta l'esprit de la jeune femme, le diable serra les poings. Il sentait l'odeur d'Azarel, partout sur elle, il le voyait partout sur elle, cette souillure abominable qui le répugnait au plus haut point. Aussi il jeta Peaca sur le sol, comme un vulgaire objet.

Alma. Conduisez là à ses nouveaux quartiers, purifiez là de toute cette crasse et ... Faites moi plaisir, amenez moi Azarel Elentir.

Se perdant une nouvelle fois dans le regard de Peaca, le seigneur noir sembla ne plus se contrôler quelques secondes, un temps suffisant pour qu'un éclat de douleur semble s'éveiller dans son regard. Le magicien n'était pas réputé pour être doté d'autre chose que d'une dureté à toute épreuve, mais quiconque l'aurait vu à cette instant aurait pu jurer avoir lu l'espace d'un clignement de cils, une expression sur son visage. Détournant les yeux de la belle, il s'orienta vers nulle part, commençant à s'évaporer dans le décor mais avant cela, il libéra ces quelques mots.

Vous verrez Peaca. Vous vous ferez bien vite à la vie qui vous attend. En attendant que je vienne réclamer mon du.

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Peaca Mortalis
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MessageSujet: Re: Le prix des générations passées - Dernier acte -   Jeu 1 Jan - 16:14

Et c'était vrai.
A son contact elle avait frémis. Peaca s'était sentie l'espace d'un instant complètement possédée, sans trouver d'appui auquel s'accrocher dans son escalade vers la lumière. Ainsi elle était définitivement coincée au fond du gouffre ? Elle ne voulait y croire, elle ne voulait s'y résoudre, Peaca lutterait encore, d'une façon ou d'une autre. Sur ces terres sinistres où elle se trouvait, l'immense chevelure brune aux reflets de rubis de Peaca semblait plus noire qu'à l'ordinaire. Comme son visage d'ailleurs. Alors que le mal l'empoisonnait, les veines de la jeune seigneur étaient en train de se noircir quelque peu, la rendant plus livide qu'une morte. Car elle l'était presque, si ce n'était pas déjà fait, ce serait pour bientôt. Mais pas une mort comme vous et moi l'entendons, non, une mort bien plus spirituelle que toutes les autres, bien plus symbolique.


Mais ce n'est pas la peine. Je n'ai rien à donner !

Et les mots passèrent le mur qui les retenaient d'ordinaire, Peaca sentit sa poitrine exploser sous le choc de cette vague désespérée qui la poussait ainsi à livrer sa pensée en bloque au plus grand seigneur de tous les temps. Mais ça n'avait plus d'importance pour elle, puisque de toute façon, elle était déjà morte, chaque fois qu'elle s'éloignait plus de lui ...

Alors c'est ça que me réserve la vie ?
Une existence de lâcheté, enfouie dans une immense demeure dans laquelle j'attendrais que vous ayez décimé ce monde sans que je ne daigne même lever le petit doigt ? Etes vous sur de savoir qui je suis, mon seigneur ? Ne suis-je peut être pour vous qu'un gibier ? Une créature de laquelle vous n'attendez qu'une chose, une chose que vous vous croyez en droit de me réclamer quand bon vous semblera sans même que je ne m'y refuse ? Mais pour qui vous prenez vous ? Vous avez peut être le pouvoir de m'anéantir d'un claquement de doigt, mais jamais vous ne corromprez mon coeur, ni ma volonté, car ils sont miens ! Vous perdez votre temps avec moi. Depuis toujours on m'a éduquée pour que je réponde aux ordres, que je cède à la bienséance et que je m'incline devant les hommes. Lorsque j'étais une enfant, on pouvait me faire du chantage, on pouvait me contraindre à faire un tas de choses dont je n'avais pas envie. Mais aujourd'hui je suis un seigneur, un vrai. Je comprends enfin les leçons de mon père, les leçon de Pangloss et je comprends ... Que ma vie, que mon destin m'appartient. Et si vous pensez que ce n'est plus le cas, alors tuez moi, tuez moi tout de suite. Je préfère mourir à vos pieds que de devenir votre objet, cette chose que vous garderez ici pour accomplir votre bon vouloir.


Mais Neiji ne semble pourtant pas la prendre au sérieux. De dos à nouveau, elle a peur qu'il ne se tourne pour la regarder dans les yeux, s'assurant ainsi de sa sincérité. A bout de nerfs, Peaca sait qu'elle ne doit pas, mais elle s'approche tout de même, elle lui saisit le bras et le tourne vers elle.

Ecoutez moi, écoutez moi bien, c'est tout ce que vous aurez de moi.

Et alors ses yeux émeraudes se plongent directement dans son regard. Elle sonde son âme sans la trouver, en a-t-il seulement encore une ? Cet homme est mystérieux pourtant et la jeune femme sent alors qu'il y a en lui un regret qu'elle n'avait pas soupçonné. Se demandant si elle avait le droit, elle hésita, se demanda un instant à quoi servirait de retourner les choses enfouies pour les faire remonter. Mais Peaca était femme curieuse et sa maladresse l'emporta une fois de plus sur sa raison.

Vous l'aimiez. N'est-ce pas ? Ma grand mère. Vous l'aimiez.

Et le silence revint alors. Le vent s'engouffra dans le creux sablonneux à l'intérieur duquel ils se trouvaient. Peaca sentit le bras du seigneur noir se raidir, elle sentit une soudaine révulsion à son égard. Un sourire éclaira son visage, aussi elle pensait avoir gagné cette manche. Mais elle avait tord ...

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MessageSujet: Re: Le prix des générations passées - Dernier acte -   Jeu 1 Jan - 16:53

Une seconde.
Les mots qui résonnaient dans sa tête, la rage qui montait peu à peu, le mépris d'une personne qui osait encore se tenir droite devant lui, aussi il eut plus envi que jamais de la faire fléchir. Levant la main avec brutalité, Neiji frappa le visage de Peaca avec force, la regardant tomber au sol sous le choque de son coup. Il devait avouer que ce n'était pas pour lui plaire. D'ordinaire le grand Seigneur était plus pondéré, il agissait plus sereinement, même si en temps normal, Peaca serait morte pour cet affront. Neiji s'avança, pas encore convaincu d'en avoir fini avec elle. Il saisit un pend de la chevelure de Peaca et redressa son visage jusqu'au sien, à quelques centimètres à peine, frôlant ses lèvres si délicate et parfumée de mille saveurs.


Vous êtes comme les autres, Peaca. Vous faites votre forte tête maintenant, en vous revendiquant vaillante et déterminée. Vous pensez que votre coeur est assez pur pour me résister, mais alors que vous faites mine de m'avoir résisté une première fois, vous m'apportez déjà la preuve de votre chute. Vous venez de trébucher et bientôt, vous serez à moi.

Et tant qu'on y était, le seigneur noir ne voyait pas d'objection à faire une concession. Après tout, à cette époque, il avait peut être eut des sentiments, mais depuis le temps son coeur avait mille fois pourrit pour tomber en miettes. Ce n'était pas un regret, bien au contraire. C'était une faiblesse de la part d'un homme de s'enticher d'une femme, de tous temps, ça leur avait porté tord et ça avait failli lui arriver. Mais grâce à elle, il n'avait plus ce souci désormais.

Je l'ai aimée oui. Elle est morte et aujourd'hui c'est définitivement terminé. J'aime a pensé qu'elle ne l'a pas fait pour moi, me convaincre que finalement j'ai été assez fort pour la vaincre, mais je sais qu'elle a agit ainsi pour me préserver. Vous voyez Peaca, votre grand-mère était une femme bien, vous le savez. Pensez vous vraiment que me venir en aide, perpétuant ainsi son oeuvre soit une mauvaise chose pour vous ? Moi je pense le contraire.

Un sourire élargit alors les lèvres du démon.
C'était un jouet à ce point délicieux que le Mal en personne se demanda jusqu'où il pourrait aller avec elle, jusqu'où il pourrait la manipuler pour la pousser à faire ce pour quoi elle était née. Il sentait son esprit fléchir, il sentait les barrière de son esprit tomber une à une pour lui livrer la clarté de son coeur. Un autre homme y occupait une place, mais son aura était forte, si forte que le seigneur noir ne parvenait pas à déceler son identité. Quelle étrangeté que cela, comme était-ce possible ?


Accomplissez votre "mission" si vous voulez que je nomme la chose ainsi et j'accepterais de vous rendre votre liberté, vous avez ma parole.

Et lentement, à travers le lointain horizon, Neiji sembla s'évaporer, espérant cette fois qu'il pourrait aller au bout sans qu'elle ne l'arrête d'un autre contact mal venu. Et comme il l'avait prévu, Peaca le laissa cette fois s'en aller, gardant espoir qu'il ne l'observerait sans doute plus, mais c'est précisément ce qu'il comptait faire.

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Peaca Mortalis
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MessageSujet: Re: Le prix des générations passées - Dernier acte -   Sam 31 Jan - 0:42

Il faudrait que je sois de votre stature pour boire vos paroles avec religion.

Peaca savait que cette fois le jeu tournait au vinaigre et plus que jamais elle se sentait seule. Cependant, par un vague espoir qu'elle trouva dans les vents chauds du désert, la jeune femme compris que ce n'était que le début d'une nouvelle aventure. Une page était peut être définitivement tournée, mais ce n'était que la fin du premier chapitre. A cet instant précis, tout reprenait de plus belle. Nouvelle donne, nouveaux obstacles, nouveaux alliés et bientôt ... Nouveaux ennemis. Peaca était avant tout une jeune femme, après un seigneur. Mais qu'elle mélange les deux titres ou non, dans les deux cas elle tenait à se montrer digne de son image et respecter ses convictions était primordial pour se préserver dès à présent.

Oh Alma ...
L'espoir qu'il a en lui malgré sa noirceur ma fascine. Au pire il me fera m'enfoncer un peu plus dans les ténèbres qui m'entourent, mais je ne saurais faire autrement que de les éclairer plus encore à chacun de mes pas. On ne transforme pas le soleil en Lune et même s'il fallait l'éteindre, il faudrait des milliards d'années pour que toute sa lumière cesse de nous parvenir. Je ne suis hélas pas une étoile dans le ciel noir qui recouvre Fend, mais j'ai encore en mes mains les rennes de mon destin.


Et un large sourire, presque mauvais, étira les lèvres de la belle.
Si désormais elle ne pouvait plus agir de l'extérieur tant pis, elle ferait tout depuis dedans. Car qu'importe l'enfer dans lequel elle plongeait, Peaca saurait profiter des dessous de l'affaire pour recoudre le sac duquel sortirait encore bien des tours. Et d'ailleurs, au quel cas la belle perdait son sac, il n'y avait pas de dessous qui lui allaient autrement qu'à ravir. Ainsi, Mortalis se tourna vers son croc mitaine de Nourrice et lui adressa un regard plein d'espoir lugubre.


Je réalise enfin que je n'ai plus besoin de bluffer. J'ai en main un jeu qui a tous les atouts nécessaires et ton maître vient de me donner son aval.

Il était temps à présent de suivre les ordres.
A quoi bon lutter puisque tout était déjà irrémédiablement perdu. En apparence du moins et Peaca laisserait désormais penser à tout le monde qu'elle avait abdiqué. D'ailleurs, alors que son coeur s'emplissait d'idées noires, la belle déposa une main juste sous son ventre, pensive. Elle ne pensait pas à lui, le seigneur des seigneurs, mais à ce garçon de rue avec lequel elle avait eu un étonnant rapport, ce drôle de personnage qu'elle connaissait sous un nom étrange. Il était encore en elle, partout elle sentait son odeur, Peaca sentait qu'une part de lui ne l'avait pas quitté.


Eh bien ? Qu'on me conduise à mes quartiers. Je souhaite visiter mes nouveaux locaux. Et puisque je suis ici pour longtemps, j'espère que vous pourrez subvenir à tous mes besoins. Il serait fâcheux que je vous attire des ennuis si toute fois il me prenait l'envie de me plaindre de vous au grand des grands.

Et alors qu'Alma marmonna quelques mots dans sa barbe (de portugaise), Peaca se satisfaisait déjà de tous les méfaits qu'elle allait commettre, de toutes les horreurs qu'elle allait provoquer, de tous les doutes qu'elle allait causer. En bref, Peaca n'attendit plus pour franchir la limite qui la tenait autrefois entre ombre et lumière. Cette fois, c'était les ténèbres complets. Un songe d'été sous un ciel étoilé qui se voilait de nuages plus sombres encore que la nuit elle même. L'horizon serait définitivement brouillé et personne ne pourrait alors plus savoir ce qu'il en est de ce bel ange, égaré dans un labyrinthe que le Minotaure avait forgé lui même. Mais tout cela n'était encore qu'une comédie ...

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