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 Contes et Balivernes - Premiers Echos

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Brume de sureau
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MessageSujet: Contes et Balivernes - Premiers Echos   Ven 31 Oct - 18:34

Le grand soir est arrivé ! Après avoir passé quelques jours à vous demander si oui ou non vous vous rendriez à cette fameuse soirée, vous vous êtes décidé. Ce n’est pas tous les jours que l’on a une si belle occasion de se montrer sous ses plus beaux atours, mais également… Les plus terrifiants !

Alors vous irez, et accompagné qui plus est ! Ou pas, tout dépendra de vous.

[†]


Après une marche qui n'aura durée que quelques instants... Une douce lumière orangée commence à apparaître entre les bois millénaires et les arbustes de la forêt. Vous avancez encore… Et peu à peu, vous avez l’impression d’être happé dans un univers totalement irréel… Oui, n’hésitez plus ! Et franchissez en les derniers mètres !

Une lueur mouvante et scintillante vous accueille, qu’est-elle ? La fraîcheur de ce début de soirée laisse place à une douce chaleur qui vous réchauffe agréablement. Tout est fait pour vous plonger dans une ambiance enivrante et mystérieuse, alors que la brume qui semblait vous entourer quelques secondes plus tôt disparaît.

A votre tour de découvrir un grand feu de joie au beau milieu de la clairière à l’orée de laquelle vous vous trouvez. Des lanternes recouvertes de tissus très fins donnent un aspect tamisé à cet endroit que vous ne connaissiez pas vraiment. Une scène en bois surmontée de rideaux d’un beau velours vert sombre a été montée sur le côté droit, se fondant parfaitement avec le paysage alentour. Elle est vide pour le moment… Aucun doute que l’attention des spectateurs s’y fixera le moment venu.

Vous vous détournez, et en attendant, déambulez un peu partout… Votre regard se fixe un instant sur le buffet décoré aux couleurs de la fête des morts. Ensuite, vous enregistrez la présence de bancs et de chaises, disposés artistiquement dans toute la clairière.

Puis vous apercevez quelques têtes connues dans la foule. Vous n’avez pas encore vue la femme à la peau couleur ébène parmi les personnes présentes, ni aucun des autres membres de la troupe. A moins qu’ils ne soient parmi ces gens au visage masqué qui se baladent entre les convives ? Leur costume fait de noir et d’or semble bien curieux, tandis que leurs yeux éteins balayent la foule sans vous voir. Vous profitez d’ailleurs du passage de l’un d’entre eux près de vous, pour prendre un verre sur le plateau qu’il transporte… Ou pas.

Le temps semble s’être arrêté le temps de quelques heures. Car vous ne voyez que des visages souriants, bien que marqués par la peur qui règne dans les Terres de Fend… Et plus particulièrement dans cette ville. Vos soucis passent alors au second plan, et vous vous laissez prendre au jeu ! Vous pouvez d'ailleurs vous étonner de ne pas avoir été reçu directement au château... Qui aurait été un décor idéal, à n'en point douter.


[†]


A la suite de ce message, vous jouerez l'arrivée de votre personnage au beau milieu de ce décor enchanteur. Cela se fera en un seul tour de jeu. Vous pourrez décrire les lieux tels que vous les avez compris, les impressions de votre perso, ses doutes éventuels sur la soirée, ses retrouvailles avec d’autres personnes, … Et ce quel que soit son rang social. Lorsque tous les protagonistes seront présents, le décor changera et de nouveaux éléments vous seront donnés sur cette fête qui s'annonce somptueuse… Bon jeu à tous et à toutes, et joyeux halloween !

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Véliane Chelwin
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MessageSujet: Re: Contes et Balivernes - Premiers Echos   Sam 1 Nov - 2:35

Qui est-elle ? C’est étrange je ne l’ai jamais vu, et pourtant j’ai l’impression de la connaître. Ce soir c’est un rituel qui va s’effectuer. L’étrange façon que cette personne à eu en m’accostant, ne fait que confirmer que cette période de l’année est vouée aux mystères pas si éphémères que cela. Aucune chimère ? C’est là, toute la question. Quoi qu’il en soi, je vais me rendre au château. A ce qu’il parait, quelques chose est entrains de se tramer. La lumière qui se reflète sur l’écorce des arbres m’aiguille et me montre ce chemin qu’il ne m’est arrivé que très peu de fouler.

Qui dit mystère et Sabbat, dit vêtement en conséquence bien entendu. Foncé, la longue robe de tissus mélangés pour que je puisse me fondre dans les ombres. Une touche de couleur qui se remarque sur ma cape, elle sera rouge pour me différencier de la zone obscure. Je m’avance gentiment les yeux ne sachant plus où regarder. Tout y est si … Différent. Il y a là à quelques pas une scène boisée se confondant à merveille avec l’environnement. Tout est calme et silencieux. Qui pourrait croire que d’ici quelques poignées de minutes toute la quiétude qu’offre l’endroit va se muer en va et vient miroitant.

Je continue de marcher laissant à présent cette scène prendre possession de la terre, puis tourne la tête. Encore un phénomène pour le mois suspect. Je ne crains pas, je savoure cet instant n’imaginant pas un seul moment qu’ici tout pourrait basculer. Ne serais-ce que même si j’entrevois un chasseur quelconque qui en veut à ma vie. Après tout, qu’il en soit ainsi. La morte n’est qu’un éternel recommencement.

Une odeur exquise s’amuse à me chatouiller les narines, déjà de quoi manger? Je ne mets que peu de temps à découvrir le buffet garnis de pièces de tissus aux couleurs exquises qui même encore vide ne tranche pas avec le décor.

Hop, une coupe de ce divin liquide pour me rafraichir le gosier. Là, c’est qui ? Et là ? L’ais-je déjà rencontré ? Difficile à dire la plupart portent des masques garnissant avec mystère ces visages aux sourires qui transparaisse.

Cependant une question me taraude. Pourquoi une si belle fête ne peut-elle que vivre à l’extérieur ? Je jette un œil aux murailles imposantes du château. Je n’y ai jamais mis les pieds, et je trouve dommage que les portes soient closes. Si une cérémonie doit avoir lieu, alors finalement toute est bien plus saisissable à l’extérieur en pleine nature. Les Esprits se montrent avec plus d’aisance que lorsqu’ils peuvent être confinés.

J’ai hâte que tout cela commence, et qui sait, je vais peut-être rencontrer celui qui me tient à cœur. Fantasme ? Je ne veux pas chercher la réponse à cette question. Je veux simplement ouvrir mon esprit à mes vieilles croyances enraciné au plus profond de ma tête. Les Éléments ils savent se faire entendre lorsqu’ils ont besoin de parler.

En attendant que les festivités débutent, je me dirige vers une de ces petites tables. Je m’approche avec sinuosité d’un groupe de gens en pleine conversation. Je sais, la curiosité est un vilain défaut et amène parfois à la perte. Mais en cette nuit si spéciale, je décide de ne plus être rationnelle. Ais-je tort ?
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Peaca Mortalis
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MessageSujet: Re: Contes et Balivernes - Premiers Echos   Lun 3 Nov - 0:20

Il n’y a parfois pas d’issue.
Le problème de l’ombre, c’est que lorsqu’on y cède, on est tenté de s’y enfoncer plus encore. Il n’en faut pas beaucoup, une demi-fiole suffit. Le poison se repend dans nos veine, les noircie jusqu’à ce qu’elles coupent notre peau de quartiers sinueux et funèbres. On gonfle alors, indéniablement, toujours plus avide de néant, drogue redoutable, la pire de toute. Et on en redemande. Ce soir, la petite seigneur aux froufrous verts et aux petits souliers est morte depuis longtemps. C’est une femme à la mine éteinte, fantomatique, entièrement recouverte de noir qui se présente dans cette allée sombre. Ô la petite jeunette souriante n’existe plus non plus, c’est une mine bien triste qui souligne le deuil de la virginité. Jouvence est bien funèbre avec la femme qui a trop tardé à se laisser dépérir. Les lumières orange ne l’envoûtent pas, ni même le feu, ni même les gens. Un masque cache son visage, ici elle ne doit pas être reconnue. Peaca Mortalis sera la cavalière de la mort, en cette nuit sinistre de Samain. Entre le diable et sa faucheuse elle slalome, ne sachant pas par lequel elle sera emportée. Personne ne la voit mais elle, en revanche, la sombre Mortalis, plus Morte que Mortalis à ce moment précis, observe chacun des invités. Ils ont peur et pourtant aucun ne connaît le véritable malheur. Eux ils sont libres, eux ils sont frais, vivants. Peaca elle n’est qu’une âme en peine, qui parcourt les limbes à la recherche de son salut, une prisonnière, le boulet d’un camp qui a fait d’elle son obligée alors qu’elle n’en demandait point. D’ailleurs, sur son bras droit, les chaînes l’entourent, marquant son emprisonnement. Sur sa tête, trônant au dessus de ses longs cheveux plus noirs à présent, aussi peu vivaces qu’elle-même, une magnifique couronne aux bouts tranchants et aiguisés, entièrement en argent. Mais Peaca ne parlera à personne, elle sondera, méprisera, enviera chacun de ces gens. Un masque noir, décoré de grandes plumes, voilà ce qui cache son identité. Mais la plus belle des parures n’est pas autour de son cou, c’est elle, toute entière qui porte ce fardeau, c’est elle, la plus belle des parures et certains ne le savent que trop …


Alors ils sont là, ils boivent ils s’amusent, ils sont heureux la veille de leur mort, quelques heures avant que le ciel ne leur tombe dessus. Je suis lasse, Alma, je suis lasse de tout cela.

La nourrice est là, masquée elle aussi. Mais ce soir, Alma n’a pas les traits de la disgrâce portugaise, c’est à présent l’ombre d’une ombre, l’âme corruptrice de l’âme. Le marionnettiste. Ce soir Alma est vêtue comme la plus belle servante de Mortalis, svelte, brune aux cheveux longs bouclés soyeux et bien peignés. La parfaite imitation de sa maîtresse. Sur les capes de chacune des deux femmes trônes un blason funèbre, pas celui des Mortalis.

Et ce soir, la faucheuse est à l’heure elle aussi.

La dame s’incline. Elle ne peut que s’agenouiller devant cette main, aussi douce et chaleureuse que celle de son maître, aussi séductrice que la jeunesse d’un homme qui n’a encore jamais goûté à la douceur d’une femme. Mais Azarel Elentir ne demande jamais pour se servir, il picore les plats déjà garnis d’asticots. S’il avait seulement été le seul à lui tourner autour …

Que tu m’emportes ! Je ne suis plus apte à résister.

Et la douce, toujours, en revanche, tend une main gantée vers le bellâtre, lui aussi dissimulé par la splendeur d’un joli masque. Ils ne savent si cacher son visage est permis, pourtant, ils aiment à comparaître comme cela, méconnaissables, ils ne sont que l’ombre de ce qu’ils sont. Ce soir ils sont libérés de toutes leurs contraintes et certains s’emploieront sans nul doute à en profiter …

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Azarel Elentir
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MessageSujet: Re: Contes et Balivernes - Premiers Echos   Lun 3 Nov - 1:27

Azarel poussa un soupir de soulagement en arrivant enfin à destination. Les blessures physiques et mentales qu’il avait reçu peu de temps auparavant le faisaient encore un peu souffrir. Surtout les physiques, le mental il pouvait s’en accommoder sans soucis. Quand il pénétra dans la clairière il fut surprit par le décor, disons, quelque peu étrange. On pouvait à peine distinguer les contours inquiétants du château dans cette osmose de couleur, mais ce n’était pas pour déplaire à Azarel. Il n’était absolument pas habitué à ce genre de festivités, trop…populaire. Et puis quel idée de fêter les morts franchement ! Sur ce point là il était en avance sur tout le monde cette année.
Les convives arrivaient doucement, mais déjà la joie se lisait sur les visages des plus ahuris. Azarel se dirigea vers le buffet afin d’y trouver son bonheur, lui qui adorait les mets sucrés il allait sans aucun doute être servi.


Je crois que finalement j’ai trouvé mieux qu’un bout de gâteau pour me mettre en appétit.

En effet il venait d’apercevoir la silhouette, bien que masquée, de cette chère Peaca. Son costume lui allait à ravir, bien que les tons sombres ne la mettes pas forcement très en valeur. Mais en cette soirée elle n’était pas la seule à changer de garde robe. Azarel portait une grande cape dont il avait rabattu la capuche sur ses cheveux. Un masque orné de grandes plumes bleues venait compléter le tout. Cette tenue en elle-même n’avait rien d’extraordinaire, si ce n’est qu’elle était blanche. Mais enfin la couleur n’était pas un problème. Arrivant à la hauteur de Peaca il n’eut même pas le temps de parler que déjà elle lui tendait la main. Que de redditions de la part de cette femme. Il ne dit rien et la conduisit tout simplement au beau milieu de la piste. Comme dans tout bon spectacle une légère musique faisait patientait tout ce petit monde, il ne lui en fallait pas plus.

Je vous aimais mieux quand vous sortiez vos griffes, très chère. Mais votre vengeance mesquine était, je dois le reconnaître, du grand art. Neiji a était très…clément. Quelques coups de fouets simplement, mais qui ne m’ont pas fait le plus grand bien.

Quel drôle de couple ils formaient alors, les parfaits inverses.

Mais au fond je suis sur que vous auriez préféré une sanction plus exemplaire a mon égard.

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MessageSujet: Re: Contes et Balivernes - Premiers Echos   Dim 16 Nov - 0:40

Alors que les premiers invités commencent à affluer, et que le buffet - doucement - se vide de ses mets... Une douce musique ampli progressivement la clairière. D’abord les notes les plus douces font leur apparition, puis seconde après seconde, elles gagnent en force pour atteindre les oreilles les moins attentives. Tout en permettant à la vox populi de se faire entendre si besoin est.

Dans un même élan, les lumières se baissent d’un cran, sauf... En un endroit que tous ont déjà remarqués lors de leur arrivée : la scène. Deux torches diffusent leur douce chaleur de part et d'autres de cet endroit devenu phare, permettant à tout un chacun de ne pas marcher sur les pieds de son voisin. Du moins, pas en toute innocence.

Profitant de l’obscurité ambiante, les ombres et leurs plateaux disparaissent, pour revenir quelques secondes plus tard chargés de nouveaux plats qu’ils disposent sur la table servant de buffet. Tels de véritables fantômes, ils repartent à nouveau, laissant les convives livrées à elles-mêmes. Ou pas. Tout dépends du point de vue sous lequel l’on se place (et sûrement pas sous les jupes des dames, non).

On le sent ! On le sait ! Tout va commencer dans quelques secondes. Et cette attente soigneusement organisée plonge les personnes présentes dans un climat de détente, de curiosité, et de nervosité. L’occasion pour tous de discuter de cette surprise qui se prépare, de se restaurer, d’esquisser quelques pas de danse, ou de piquer une nouvelle coupe de ce délicieux breuvage que l’on vous propose à nouveau… Il n’a pas la saveur de ce que vous avez déjà pu goûter, mais il correspond exactement à ce que vous aimez. Etrange… Mais nullement déplaisant.

[†]

Nouveau tour de jeu, nouvelles impressions... Vous êtes libres cette fois-ci de poster plusieurs messages avant une nouvelle intervention du Maître du Jeu ! N'hésitez pas à profiter de ce que l'on vous propose... Après tout les temps sont durs, et c'est le moment rêvé de vous restaurer sans débourser un centime. D'autant que vous ne serez pas tranquilles bien longtemps... Chaque minute compte ! Bon jeu à tous !

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Peaca Mortalis
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MessageSujet: Re: Contes et Balivernes - Premiers Echos   Ven 21 Nov - 13:52

Ne me forcez pas à vous faire honte, Azarel.

Mais il continue.
Il lui crache sa rancune au visage comme un venin âcre et acide, qui lui brûle la peau à chaque instant. Peaca tournoi une fois autour de lui, s'éloigne, revient, lève une jambes en s'inclinant légèrement vers l'arrière, face à lui. A chaque nouveau mouvement il arrive que la douleur de cette haine qu'elle éprouve l'étouffe à tel point qu'elle en gémit. Mais Azarel continu de lui faire tous ces reproches, ces mots qui s'agglutine dans la tête de la jeune femme jusqu'à ce que finalement, elle explose.


Rah !

Poussant un petit cri de haine, Peaca gifle Azarel en prenant tout le recul possible du revers de sa main. Tout s'arrête alors, peut être tout le monde les regarde mais elle s'en fiche, c'est sa faute à lui si elle est ici, si Peaca est prisonnière. Peut être s'il n'avait pas été là, elle aurait pu vivre autrement, peut être si durant tout ce temps elle ne lui avait pas été soumise, la jeune femme aurait pu y voir plus clair dans son avenir et s'en tirer seule. Mais Azarel n'était pas le seul à qui elle en voulait, Peaca fut tout aussi rageuse envers Alma qui s'était aussitôt relevée du siège où elle s'était assise lorsque cet acte de violence avait eu lieu.

Soyez certain, Azarel, que vous n'avez encore rien vu. Que l'on éloigne cet homme, il m'importune.

Et Peaca rejoignit Alma sur un des sièges afin de commencer à s'intéresser à ce qui se passait sur la scène, bien que ses yeux soient emplis de larmes, des larmes depuis si longtemps retenues. Peaca cela dit ressentit une certaine culpabilité au fond d'elle même, aussi elle tourne légèrement la tête en arrière d'elle même, vers Azarel. La jeune femme se fichait en temps normal de ce qu'il pouvait bien lui arriver, cela dit, une certaine douleur empli étrangement son coeur de l'avoir ainsi humilié en publique, lui faisant perdre toute la dignité qui était la sienne au passage. Aucun homme ne méritait tel châtiment, même pas lui. Pourtant il lui en avait fait vivre, mais il se trompait, Peaca ne voulait pas se venger, elle l'avait déjà fait et à ce moment même, elle était plutôt emprunte, avec le temps, à lui pardonner.

-C'est dommage, je pensais qu'il avait compris la leçon.

Murmura Alma, toujours assise à côté de Peaca.

Fermez-là vous. Il y a des choses qui sont bien trop humaines pour que vous puissiez les comprendre. J'ai assez donné et Azarel a rempli sa mission il me semble, alors laissez le en paix.

Et ce fut un regard plein d'autorité qui se tourna vers l'ancienne nourrice portugaise.

-Si vous le dîtes, cela dit je m'inquiète, serait-ce de la compassion à son égard que je lis dans vos yeux.

Un léger rictus, intensément mauvais, apparut alors au coin des lèvres de Peaca.

N'est-ce pas ce qui le ferait le plus souffrir ? Ma compassion ?

Puis sans ajouter un mot, la jeune Mortalis se reporta à nouveau sur la scène. Ici personne ne pouvait la reconnaître et depuis son enlèvement, nombreux avait été les gens à la rechercher, du moins elle l'imaginait, ce qui l'étonna le plus, c'est que l'on annonça point la venue d'un ou d'une seigneur de Mortalis, personne n'avait donc été mis sur le trône à sa place ? Une légère pensée s'envola alors à travers le vent, une pensée tournée vers celle qui avait la faculté de lire dans les courant d'air ...

Eva ...

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Enril Ivny
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MessageSujet: Re: Contes et Balivernes - Premiers Echos   Lun 22 Déc - 15:43

Le vent. C'est le Vent qui portât jusqu'ici un homme qui n'avait que peu à faire dans un tel endroit. C'est le Vent qui murmurât à son oreille de ne point s'occuper de la forme, et de ne voir que le fond. C'est le Vent qui lui dit que ce n'était pas une fête, mais un moyen de se couper un instant d'un monde qui aurait tôt fait de le dévorer... S'il s'en approchait trop. C'est le Vent, le porteur de la sagesse et de la destruction, lui qui s'anime puis se calme le temps d'un instant, lui qui fit s'élever les cheveux grisonnants du formateus quand celui-ci prit sur le buffet un masque oublié, lui qui fit vivre le temps d'un souffle le lourd manteau de l'homme quand il portât à son visage le fragment de visage qui masquât son identité, lui qui soulignât l'étrangeté de ce lieu, et de la réaction d'un certain Enril lorsqu'il se laissât prendre au jeux...

La musique, le mouvement, les lumières, les hommes, le tout réunit ici. Le formateus, tourné vers le centre de la pièce, en observait l'évolution, sans se laisser tenter par les plaisirs que lui proposait celle-ci. Il ne touchât pas au buffet, on ne lui proposât pas de danser, il restait marginal au milieu des marginaux, on le laissait être différent au coeur de cet instant d'étrangeté, et rien ne lui déplaisait, car ce n'est à rien d'important qu'il pensait. Son esprit n'était plus libre de penser, il n'était, à l'image de son masque, qu'une partie de lui même, une partie enfantine qui voulait tout voir, mais ne voulait pas comprendre... Son regard était attiré par le moindre détail, qu'il oubliait dès qu'une autre fut venu, cette futilité qui l'a toujours caractérisée mais qui s'absente d'ordinaire rapidement pour laisser place à son devoir avait décidée de venir à cette soirée, et d'y rester, de ne plus lâcher l'homme qui l'avait vue naître tant qu'il cacherait son visage, son identité, sa réalité, aux yeux de tous... Il était pourtant facile à reconnaître, son manteau étant caractéristique de sa personne, ses cheveux blancs volant toujours de la même façon, et sa présence parsemant toujours le même sentiment de calme, de certitude sage et enfantine... Pourtant, un peu de carton devant ses yeux, fenêtres de l'âme humaine, suffisait à lui donner l'impression de ne plus appartenir à ce monde, de s'élever, de se séparer des problèmes si graves qui lui donnent d'habitude ce besoin continuel d'apprendre, d'apprendre pour se sauver, pour sauver les autres... D'apprendre, pour les enseigner...

Ici, plus rien n'existe, il n'est plus personne, même s'il doit être le seul à réagir ainsi avec un simple masque, il est celui qui en a le plus besoin... S'écarter un instant de la réalité... Qu'est-ce que cela peut bien lui coûter ?...

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On voit en ton pouvoir le souffle du renouveau.
Sache que c'est de cet espoir que naitra ton fardeau.
Deux voies s'offrent aujourd'hui à toi, élu des divins.
Saches choisir la bonne, au bout de l'autre se trouve la fin.
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