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 Il court, il court, le furet ...

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Véliane Chelwin
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MessageSujet: Il court, il court, le furet ...   Mer 1 Oct - 23:01

Cours, cours, plus vite ! Ils sont sur mes talons, il faut que je les sèmes. Je connais cet endroit, il faut que j’arrive à me fondre dans la masse. Viiiite, je n’ai pas le choix, fuir ou y laisser ma peau, ils sont bien trop nombreux, et je ne suis pas du tout préparée.

Le vent souffle, une odeur amère séjourne dans l’air. Des volets claquent, faisant un bruit au heurt sourd qui porte à mille lieux. La sueur me dégouline en bas les tempes, mon capuchon ne résiste pas à la vitesse et finit par se laisser tomber sur mon dos. Mes cheveux se dévoilent, laissant derrière ma course folle une couleur flamboyante qui s’agite en tout sens.

Je suis fichue, cette fois, je ne vais pas m’en sortir. Si seulement Valérian était là … Non, Non, il faut que je me reprenne ! Je respire alors un bon coup. Ce qui s’avère un peu difficile car une bourrasque m’arrive en pleine figure, ce qui à pour effet de me couper davantage le souffle. Je tousse violemment recrachant presque mes entrailles au passage. Mes poumons me font horriblement mal. Une lardasse d’épée à côté c’est pratiquement rien. Je n’ai pas le droit de m’arrêter, pas maintenant. Alors je continue, ne sachant pas si je risque de tenir la distance après cela.

Des clameurs de bottes claques sur le sol avec violence et me laissent deviner qu’ils sont sur le point de me trouver. J’ai déjà traversé un bout de ville, et il me reste une dernière chance. La foule. Je regarde avec hâte derrière mon dos, je les aperçois, ils s’approchent à grande vitesse, ce qui me laisse trop peu d’avance au final. Je garde malgré tout espoir. C’est la seule chose qu’il me reste.

J’ai le cœur qui cogne si fort, que j’ai l’impression, que celui-ci est ancré dans ma tête. Le souffle court, j’ai l’impression que je vais étouffer. Il me faut plus de temps ! Je manque même de trébucher sur cette route non longiligne. Des bosses, des trous, des gens, et que sais-je encore.

Ma chevauchée m’entraine ensuite, dans une petite ruelle, il fait sombre. Je m’arrête brusquement. Je me colle au mur essayant de distinguer furtivement si un des assaillants est sur le qui –vive. Pour l’instant, c’est bon. Je reprends mon souffle tant bien que mal, et tente de passer ma tête à découvert.

Non, Non, bien trop risqué !

A peine plus loin, j’entends de la musique, si mon ouïe ne me fait pas défaut, je peux dire que ça vient de l’autre coté de la place. Il faudrait pour cela que je traverse l’allée, puis m’engouffre dans le flot des gens qui doivent suivre le mouvement. Ma décision est prise, je me lance.

Je jette un œil au dessus de moi, l’obscurité me facilite pas la tâche. De vieux toit se chevauchent si j’en crois ma vue qui s’habitue gentiment au noir de la ruelle. Aussi doucement que je peux, j’avance toujours le dos collé au mur. J’arrive enfin vers une embouchure qui fait juste ma taille. Bien, de quoi me fondre un peu plus avec le décor. Je m’y faufil sans tarder et y reste un certains laps de temps. Au moins ils ne me verront pas.

Je les entends pourtant …

« Va à droite Artus, moi, je file vers la gauche, dit à Régon de continuer tout droit, elle ne peut pas nous échapper ! Hector ne saurait supporter un autre échec, alors remuez-vous le train, et qu’on trouve cette garce ! »

Je retiens mon souffle, je ne peux tolérer qu’un soupir mal placé vienne à me faire débusquer. Je mets mon esprit en ébullition. Si je reste ne serais-ce qu’encore une poignée de secondes, se sera fini pour moi. Il va passer devant moi, et je suis cuite. Je sors ma dague de son fourreau autant délicatement que possible. Lentement, je lève mon bras, le faisant glisser le long du mur puis me met en position pour l’attaque.

A présent, sa respiration est distincte, il arrive, arme en main. Je me prépare. Son ombre plane et épouse le mur de la sombre ruelle. Aucun doute, il s’agit bien de lui. Je me fie au mouvement et au bruit qu’il fait en marchant. Leçon fort bien apprise. Valérian, m’y a assez poussé. Il serait fier de me voir concentré sur ma besogne.

5, 4, 3, 2, 1

Sans attendre une secondes de plus, je sors de ma cachette telle une furie sur une proie bien précise. Le poignard bien en main, je me lance sur la silhouette qui passe. Avec précision je me retourne, l’assaillant à son dos collé contre ma poitrine. Mon bras enserre le cou d’un des hommes d’Hector. Ma paume est comme scellée avec le manche de ma dague, c’est sans trop de difficulté que j’arrive à planter ma lame assez profondément dans son dos. Un cri déchire l’étrange mélodie qui se rapproche. Les gens ne se retournent, pas, les passants n’accourent pas. Le son de la ritournelle est bien trop fort pour qu’on l’entende crier. Bonne Aubaine, je peux donc continuer à le maltraiter.

Un sourire se dessine sur mes lèvres, son sang encore chaud s’écoule graduellement de sa plaie, baignant en même temps, ma main bien accrochée sur mon arme. D’un coup sec je retire mon poignard. L’homme s’agenouille, il n’implore pas, il sait qu’il à d’ores et déjà perdu. La seul chose dont je peux féliciter Hector, c’est de la façon dont il à dompter ses larbins. Les genoux à Terre, ils ne se défendront plus. Je me pose en dominante et dès lors, je n’ai cas lui abréger ces souffrances. Mon bras desserre son étreinte, pour que je puisse poser ma main sur sa tête. J’empoigne fermement une touffe de cheveux du pauvre malheureux, L’obligeant ainsi à tenir sa tête en arrière.

Je me baisse quelque peu atteignant posément sa hauteur, c’est avec ironie que je lui susurre les derniers mots qu’il entendra.

« Tu m’as cherché tu m’as trouvé, n’est-ce pas là partie perdue pour ton Patron ? Dommage, il ne va pas savoir que tu étais à deux doigts d’une frêle victoire. »

La Mort approche, le noir absolu va entamer sa complainte. Qu’il ouvre bien ses esgourdes l’homme de main, et le chant du défunt va l’emporter.

SCHLACK

Et la gorge se tranche net, précis et sans bavure. Enfin, presque …

Je regarde en arrière, ce n’est pas le moment de trainer dans les parages. Les autres pourraient arriver ! Je remonte ma capuche sur la tête, baisse celle-ci, puis essuie mes mains sur ma longue tunique. Avant d’accélérer le pas, je prends bien soin de remettre mon poignard dans son fourreau. Il est juste un peu sale, mais je le nettoierai plus tard, là, pas le temps. Je suis persuadée qu’ils ne vont pas tarder. A moi de me dissimuler.

Une autre petite ruelle coupe celle que j’emprunte, aussi, je décide de la suivre. De toute façon, il faut que je trouve un endroit sûr pour les heures qui viennent. Un peu par hasard, je me retrouve vers une vieillie bâtisse. Celle-ci semble abandonnée, j’ai la forte impression que tout tombe en ruine. J’y vois cependant une porte et une pancarte ou il y est inscrit :

Bazardesrues

Je reste quelque instant immobile, essayant de voir à travers la vitrine. C’est sans succès, de la poussière recouvre pratiquement tout objet exposé. Qu’a cela ne tienne, ça vaut le coup d’essayer de s’introduire à l’intérieur. Je m’attends à ce que les portes soient closes. Je suis bernée, voilà qu’elle s’ouvre le plus naturellement du monde. Ni une, ni deux, je passe le pas de la porte en omettant pas de regarder autours de moi. Ne faudrait pas qu’on ait réussi à me pister. Je crois avoir été prudente, sait-on jamais …

Me voilà à l’intérieur, je suis véritablement très étonnée de voir tout ce qu’il s’y trouve. Maintenant, que j’y pense, il me semble bien que Valérian m’avait parlé de cet endroit ! Ou étais-ce un autre ? Tout est bien à sa place. Une kyrielle de choses sont juxtaposée sur des Étals de bois, des étagères. Il y a même des vêtements. Ça tombe bien, il va falloir que je change de tenue. J’espère juste qu’il y a une cabine. Deux autres personnes sont dans la boutique, je crois ne jamais les avoir vus. D’ailleurs, il y règne une atmosphère mystique en ce lieu. Ce n’est pas pour me déplaire. Je m’avance de quelques pas, et me dirige vers les habits soigneusement exposés.
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Hyouzan Yousei
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MessageSujet: Re: Il court, il court, le furet ...   Ven 3 Oct - 0:23

La porte du Bazardesrues s'ouvrit une fois de plus, poussée par une personne qui, comme toutes les autres, hésita un instant avant d'en franchir le pas. Le nouvel arrivant était un homme dont la taille pouvait impressionner, tout autant que les muscles qui se dissimulaient sous sa tenue : un ensemble rouge sombre, composé d'un hakama et d'un haori. Il s'agissait en réalité de la tenue de combat qu'il avait l'habitude de porter à l'intérieur du dojo. En temps normal, il se serait changé avant de partir ; mais cette fois, il n'en avait pas pris le temps.

Lui, c'était Yousei Hyouzan, dirigeant et professeur du dojo Hyouzan, héritage qui se transmettait au sein de la famille Hyouzan depuis des générations. Cela fait beaucoup de Hyouzan, je le reconnais ; mais ne vous en faîtes pas, on s'y habitue très vite. Surtout, ne vous plaignez pas, ou je risquerais de vous parler de la famille de notre for... instructeur d'arts martiaux - de ses soeurs, Niji et Sachiko, de son neveu Naoru ou encore de sa nièce Yowai. Vous voyez ? Aucune raison de vous plaindre. Là, là. Yousei vient à peine d'entrer ; pourquoi ne pas attendre un peu plus longtemps avant de me jeter des pierres ?

Refermant la porte derrière lui, le potentiel client - expression qu'il avait piquée à sa nièce, commerçante - fit quelques pas dans la boutique, commençant par observer les articles les plus proches. Alors qu'il s'avançait vers une armée de livres qu'il devinait anciens, sa tête entra en contact avec un objet non identifié. Se baissant par réflexe, le quarantenaire-et-demi jeta un oeil à son agresseur : une sculpture vaguement décorative qu'on avait suspendue au plafond. Il ne broncha pas ; c'était à lui de faire attention aux endroits où sa tête - située plus haut que la moyenne - allait traîner. Cette expérience le fit simplement soupirer.

J'espère qu'il n'est pas trop tard...

Voyons, qu'avait dit l'enfant ? S'il n'avait pas menti, Yousei devait se trouver dans la bonne boutique ; sans doute trouverait-il sans problème la personne qui saurait l'aider. Ce n'était pas la première fois qu'il mettait les pieds dans cette boutique, mais les choses avaient dû bien changer depuis sa dernière visite - ce qui expliquait pourquoi la description de la vendeuse qu'il cherchait ne ressemblait aucunement au souvenir qu'il avait du vendeur auquel il avait eu affaire quelques années plus tôt. Conscient de cela, il ne doutait pas de l'honnêteté de l'enfant ; si celui-ci avait menti, c'était sur toute la ligne.

Son regard se posa bientôt sur le visiteur le plus proche, puis sur le suivant. Deux hommes. Dans un autre coin, il pouvait apercevoir une femme dont l'âge assez avancé et les cheveux gris constituaient deux indices lui assurant qu'elle n'était pas la personne qu'il cherchait. Il crut bientôt voir une jeune femme qui pouvait éventuellement correspondre à la description donnée, mais la couleur de ses cheveux n'était en réalité due qu'à l'éclairage de la lampe sous laquelle elle venait de passer. Pire : elle passa à côté du maître en arts martiaux pour quitter la boutique avec l'air insatisfait d'une cliente plus si potentielle que cela.

Bien, s'il ne reste plus personne...

Alors qu'il allait tourner les talons, son regard s'arrêta sur une silhouette qu'il n'avait pas remarquée auparavant. C'était la seule personne susceptible de correspondre à la description donnée. Et, d'après le peu qu'il voyait d'elle, il n'était pas impossible qu'elle y correspondît. Pour en avoir le coeur net, il s'approcha tranquillement d'elle, ses petits yeux noirs la scrutant d'un air qui, même s'il pouvait paraître impoli, n'avait rien de menaçant, d'insultant ou, de quelque façon que ce fût, de négatif. Yousei se trouva bientôt à côté d'une jolie jeune femme qui examinait des vêtements. Ses cheveux étaient dissimulés sous une capuche, mais il était prêt à parier que ceux-ci étaient roux.


Excusez-moi, mademoiselle...

Et bien, le petit a tout intérêt à m'avoir dit la vérité. J'aurai l'air malin si ce n'est pas la vendeuse...

Pourriez-vous m'accorder quelques instants ?

Rien, dans ses paroles ou dans son attitude, ne pouvait laisser penser qu'il la prenait pour autre chose qu'une simple cliente. Il aurait de toute façon fallu l'écrire sur son front, le graver sur un panneau ou encore le broder sur ses vêtements pour que l'inconnue pût s'en rendre compte, car Yousei n'était pas un homme qui laissait transparaître ce genre de chose. Lui-même était bien conscient que cette jeune femme pourrait se sentir insultée - même s'il n'y avait là rien d'insultant - s'il s'adressait à elle comme à une vendeuse alors qu'elle n'en était pas une. Aussi, au lieu de lui poser directement la question qui le démangeait, il se contenta d'une approche qui lui semblait sans risque.

Bientôt, ce sera à Naoru de faire ce genre de chose. Et, clairement, ce ne sera pas plus mal pour moi...


Dernière édition par Hyouzan Yousei le Ven 3 Oct - 17:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Il court, il court, le furet ...   Ven 3 Oct - 16:43

Je trie, je regarde, j’ausculte, mes mains se balade d’un vêtement à l’autre, d’une toilette à une autre, et rien pour l’instant ne corresponds à ce que je recherche ! Ce pourrait-il qu’il y ait une autre échoppe dans le coin ? Probablement, aussi, je ne vais pas m’attarder trop longuement dans la boutique. Je pense que maintenant, ce n’est pas si risqué que de mettre mon nez dehors.

Pffff, par tous les Dieux, est-ce donc si difficile de trouver quelque chose de pas trop laid ?

Un soupir s’extirpe de ma bouche. Celui-ci en dit long sur le mécontentement qui m’anime.

Je ne vais tout de même pas rester avec mes haillons plein de sang ! Je vais me faire repérer. Et en plus le sang qui sèche fait de vilaines auréoles marron. Va de nouveau falloir que je me dirige vers un lavoir. Je n’ai vraiment pas que ça à faire. Ah ?!

Je sors un ensemble du tas, puis un autre, m’amusant ainsi à mélanger les étoffes.

Alors si je mets cette espèce de gilet avec ce pantalon ? Mouais, c’est à peu près mettable, ou encore …

Un bruit sourd attire mon attention. Je détourne alors le regard vers la résonance. Prise dans mes réflexions, je ne saurai dire si oui ou non, il y a quelqu’un qui est entré quelques secondes plus tôt. C’est peut-être une personne qui vient de pousser la porte ? Non, ça ne vient pas de l’entrée. C’est alors que je vois tout proche d’une rangée de livre, un homme assez grand de rouge vêtu.

Pour faire discret on ne trouve pas mieux, mais ça y va plutôt bien avec sa chevelure foncée.

Je lève un peu la tête, et m’aperçois qu’une statuette représentant je ne sais quoi se balance lentement de gauche à droite, dans un mouvement circulaire. J’esquisse un sourire, c’est sans peine que je m’imagine qu’il à du se la prendre en pleine face. Ça me rappelle d’ailleurs la foi ou Valérian trop concentré sur sa tâche, et sur mon apprentissage marchait à reculons en esquissant plusieurs mouvements que je devais stocker dans un endroit bien précis de ma tête. Il parlait fort, je marchais à sa suite et j’ai vu la racine qui lui barrait le chemin, je ne l’ai pas prévenu et l’immanquable arriva. Il s’étala de tout son long … Le pauvre, il a regretté ce jour ou il avait préféré laissé sa cotte ailleurs que sur lui.
Par contre ce Monsieur là, ne réagis pas de la même manière que mon Mentor. Heureusement.

Il est placide, il ne sourcille pas. Je pense donc qu’il ne s’est pas fait trop mal. Une fois le bruit identifié, et ayant remarqué qu’aucun de mes ennemis était là, je retourne à mes guenilles et brasse encore dans les pièces de tissus. Il faut vraiment que je me change. On risque de me prendre pour une pauvre miséreuse, et il faut le dire, j’ai déjà donné. Plus jamais ça !

Quelques secondes passent encore, et j’opte finalement pour une blouse hâlée qui en même temps fait corset. C’est assez pratique et mes mouvements ne seront pas trop bloqués quoi qu’il arrive. Pour le bas, ce sera un pantalon souple noir et près du corps. Une fois de plus commode pour courir. Ça ira très bien avec mes bottes marron. Mon choix est fait, bien que je ne sois pas entièrement satisfaite, ça fera l’affaire.

Je pivote de deux pas, et pense regagner le comptoir pour payer la marchandise. Cependant, je suis freinée dans mon enjambée. L’homme qui précédemment à embrassé la statue se dirige vers moi. Tout de suite je pense à Un contrat ? Mais je ne suis pas si connue que ça ici… Les clients qui viennent me voir savent faire preuve de discrétion. Rien ne m’indique qu’il s’agisse bien là d’un de ceux-là, ou autre connaissance de ceux-là. Alors, je le regarde s’approcher le sourcil interrogateur. Arrivé à ma hauteur, il délie ses lèvres. Pour ma part, je dois lever la tête, il est incroyablement grand.

Si je dois rester sur son visage encore une poignée de seconde, je vais me coltiner un torticolis.

« Bonjour, vous êtes tout excusé, voyons, en quoi pourrais-je donc vous être utile? Vous avez besoin d’un avis féminin ? Les hommes parfois aiment se faire aiguiller lorsqu’il désir offrir un cadeau à leur dulcinée. Je ne vous conseille en tout cas pas d’acheter des vêtements ici. Il y a que des abominables chiffons. »

Je ne peux deviner ses intentions. C’en est presque agaçant. Son approche et tout à fait commune, ce qui me présage qu’effectivement, ce n’est pas un client. Parce que lorsque quelqu’un vient me voir, c’est toujours par un code quelconque qu’il faut commencer. Et là.. Rien de tout ceci. A moins que … Peut-être que … Je ne sais pas, essayons de voir ce qu’il a à me dire. J’en saurai plus d’ici peu. Je l’avoue, cet homme me pique dans ma curiosité.
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Hyouzan Yousei
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MessageSujet: Re: Il court, il court, le furet ...   Ven 3 Oct - 19:48

La boutique était sombre, assez pour qu'il ne remarquât pas les taches sur la tenue de l'inconnue. De toute façon, il n'était pas, comme sa nièce, du genre à inspecter de la tête aux pieds les personnes qu'il rencontrait. Lui se contentait d'observer les visages, se plaisant à deviner les intentions, même les mouvements de ses interlocuteurs ou adversaires. Adversaires qui n'étaient d'ailleurs que des élèves auxquels il ne voulait aucun mal, n'ayant pour seul but que de leur enseigner son art.

Comme très souvent, la personne à laquelle il avait actuellement affaire devait se forcer à lever la tête vers lui, chose qui ne devait pas être très agréable. Automatiquement, il plia donc les genoux, suffisamment pour se mettre à la hauteur de la supposée vendeuse. Les paroles de celles-ci lui donnèrent d'abord bon espoir : elle semblait tout à fait disposée à l'aider, même si ce n'était pas exactement avec son problème actuel. Il n'avait pas, et n'aurait sans doute jamais de 'dulcinée' ; c'était un choix que faisaient la plupart des for... responsables du dôjô Hyouzan, ne souhaitant pas être distraits de leurs devoirs.

Cependant, sa dernière remarque avait quelque chose d'étrange : si elle était employée ici, il était totalement déplacé de sa part de faire une remarque aussi négative ! A moins qu'elle fût l'une de ces personnes honnêtes, que Yousei appréciaient beaucoup, dont le soucis d'aider les autres passait avant celui de gagner de l'argent... Ces personnes étaient si rares, surtout en ces temps sombres où les disparitions, suicides et agressions se multipliaient... C'était beaucoup trop souvent chacun pour soit et rien pour tous. Alors, même si ce n'était que pour une histoire de vêtements, cette proposition d'aide était fort appréciable.

Autant être direct.

Vous vous méprenez sur mes intentions. Je cherche bien des vêtements, mais... Remarquez, peut-être se trouvent-ils parmi ceux-ci.

Cela lui avait semblé tellement simple qu'il n'avait même pas pensé à chercher à cet endroit, pensant que ce qu'il cherchait se trouverait sans doute dans une réserve quelconque. Il se mit à farfouiller parmi les nombreuses étoffes, espérant que celles qu'il voulait s'y trouveraient. Rien n'était moins sûr. L'enfant avait pu mentir ou se tromper de boutique ; ce qu'il avait vendu avait pu être racheté très rapidement. Yousei ne cessait de penser à ces différentes possibilités, espérant qu'aucune d'elles ne serait valide. Il devait le retrouver ; c'était presque une question d'honneur.

Je n'avais pas remarqué qu'il y avait autant de vêtements. Je vais certainement en avoir pour un moment...

La jeune femme qui lui avait proposé son aide n'était pas loin. Pour avoir déjà fouillé dans tous ces vêtements, elle avait peut-être vu ceux qu'il cherchait ? Ou bien, si elle était bien la vendeuse que l'enfant avait décrite, sans doute se rappellerait-elle les avoir achetés, et, dans le pire des cas, revendus ensuite à quelqu'un d'autre. Quoi qu'il en fût, il finirait de toute façon par lui faire part de son problème, alors autant le faire maintenant. Pliant à nouveaux ses genoux - qu'il avait dépliés en entamant ses recherches il s'adressa donc à nouveau à l'inconnue :

Permettez-moi de vous déranger une seconde fois... N'aurez-vous pas, par hasard, trouvé parmi ces vêtements une tenue semblable à celle que je porte ? Elle est d'une couleur bleu foncé, adaptée à la taille d'un enfant d'une dizaine d'années. L'un de mes élèves est venu vendre sa tenue de combat dans ce magasin il y a quelques jours, et j'aimerais beaucoup la récupérer.
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MessageSujet: Re: Il court, il court, le furet ...   Sam 4 Oct - 1:15

Comme s’il avait deviné mes pensées, l’étranger plia ses genoux, pour m’éviter le torticolis. L’espace d’un très court instant, mes sourcils se froncent. Ce pourrait-il qu’il lise dans ma tête ?

Non, franchement, je délire là.

J’essaie de reprendre un air posé pour ne pas froisser mon interlocuteur, on ne sait jamais.

Je reste attentive, un brin de méfiance en moi tout de même. Par contre, le geste qu’il vient de faire pour que notre « discussion »soit agréable n’a rien d’hostile et en revanche bien galante. Logiquement rester sur la défensive, mais très franchement, je crois que je ne crains rien de cet homme. En plus, son élocution est tout à fait sereine. Il est vrai que si son air ne me reviendrait pas, je n’agirais pas de la sorte. Cependant, j’ai comme l’impression qu’il se trompe sur mon compte. Je ne sais pas, c’est peut-être dans son intonation. Visiblement, il ne recherche pas un présent, mais alors, pourquoi vient-il me requérir ? Je ne vois pas comment je pourrais l’aider … Sur des vêtements en plus … Alors que je viens d’y dire qu’ils ne sont réellement pas agréables à la vue.

« Des vêtements vous dites ? Il est vrai qu’après les avoir tourner dans tout les sens pendant un long moment, je saurais presque vous en faire l’inventaire.»

Je le regarde, et voilà qu’il fait pareil que moi. Sans doute est-il aussi pressé de trouver quelque chose à se mettre. Le voyant ainsi affairé, je me déplace de quelques centimètres, histoire de lui laisser tout loisir de chercher à sa guise. Il a plus de place comme cela. En revanche, lui, semble rechercher quelque chose de bien précis. Il parait déterminé. En voilà une étrange attitude, pour des vêtements. Parfois les gens s’attachent à quelque chose qui pour l’inconnu qui passe ne représente que choses éphémères parmi tant d’autre. Je me mets à sa place. Moi, si je venais à perdre ma cape, je serais tout aussi déterminée à la retrouver.

Mais pourquoi je dis ça en fait ? Je ne sais même pas avec certitude ce qu’il espère trouver.

Ha, nous y voilà ! J’ai bien cru, qu’il ne cracherait jamais le morceau. Une tenue d’enfant pratiquement identique à celle qui porte. Je n’en ai pas souvenir en tout cas. Et pourtant, j’ai quand même assez bonne mémoire.

« J’ai bien peur de vous décevoir. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu une toilette telle que la vôtre. Il y a du bleu, certes, néanmoins, pas d’habits d’enfant. Peut-être devriez-vous regarder avec la vendeuse. Elle saura certainement vous renseigner. Et bien mieux que moi. »

Je lui sers un petit sourire d’excuse en guise de proche finalité.

Cela fait maintenant un bon moment que je suis enfermée dans cette boutique, aussi, je me demande si quelques assaillants évoluent encore par de là la place. Étant donné qu’il n’était, si je ne m’abuse point là quand je suis arrivée dans l’échoppe, il aura peut-être remarqué les hommes d’Hector. Je vais me permettre une question.

« Veuillez me pardonner, pourrais-je à mon tour vous demander quelque chose ? Si vous êtes fin limier, je suis sur que vous saurez me répondre. Avant que vous n’entriez ici … »

Avant que je ne continue, je marque une petite pause. Il faut savoir que si je consens à lui demander quoi que ce soi visant mes bourreaux, et bien, je pourrais tout aussi bien me faire prendre au piège. Malgré tout, vaut mieux un œil averti, plutôt qu’une mort certaine. Je me lance.

« N’avez-vous pas remarqué en dehors de ces portes si deux hommes, tout de noir vêtu rôde dans les parages ? L’un deux porte une cicatrice qui lui barre un œil. Il porte souvent une espèce de sabre à son fourreau. Ses cheveux sont plutôt longs et d’une noirceur extrême. Quand à l’autre, il est petit, puis cache ses avant-bras avec deux gantelets similaires, leur particularité, c’est qu’ils ont une bordure dorée. Ses cheveux abordent un ton marron foncé. »

Hé voilà, que va-t-il penser maintenant ? Ce n’est pas une demande ordinaire. Cependant, je peux toujours trouver une échappatoire, s’il venait à me poser trop de question. Que veut-on quand on est seule, il est bien plus difficile de rivaliser d’idées que lorsque l’on est deux.

Rhooo et puis zut, je vais me faire griller comme ça !

Alors juste avant qu’il ne me réponde, je décide de me rétracter. Mon visage reflète tout de même une certaine inquiétude. Je baisse même la tête tellement mon comportement m’indigne.

« Non, oubliez ce que j’ai dit, ce n’est pas si grave s’ils sont ici. Je n’ai pas à vous demander ce genre de chose, veuillez m’excuser. Par contre si vous avez toujours besoin de mon aide pour trifouiller ces vêtements, et bien, je serai ravie de vous y aider ! »

C’est vrai quoi, il risquerait plus que je mette en danger cet homme alors qu’il n’a rien à voir avec toutes mes histoires. Qu’est-ce qu’il m’arrive ? Ce n’est pas mon genre de quémander de l’aide ainsi !

Tu t’encroutes ma petite Véliane !!
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Hyouzan Yousei
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MessageSujet: Re: Il court, il court, le furet ...   Jeu 9 Oct - 19:25

Yousei hocha doucement la tête lorsque la jeune femme lui annonça ne pas avoir vu les vêtements qu'il cherchait. Il pourrait continuer à chercher, mais quelque chose lui disait que cette réponse lui avait été donnée en connaissance de cause. Sans doute l'inconnue avait-elle fouillé pendant un bon moment à travers l'ensemble des vêtements mis en vente. Si elle n'en avait vu qu'une partie, elle le lui aurait forcément précisé - cela dit, peut-être n'y avait-elle simplement pas pensé ? En tout cas, il n'allait certainement pas la harceler : elle venait de confirmer sa crainte selon laquelle elle n'était qu'une cliente, et pas la vendeuse recherchée.

Cette nouvelle lui fit évidemment regarder autour de lui dans l'espoir d'apercevoir la véritable vendeuse qui venait d'être évoquée. Tout comme lorsqu'il était entré, il ne parvint pas à la distinguer des autres clients. Surtout, si elle était réellement présente, elle ne devait absolument pas correspondre à la description fournie. Il y avait toujours la possibilité que celle que l'enfant avait vue fût une simple remplaçante, et le maître d'arts martiaux espérait sincèrement que cette solution serait la bonne. Il allait demander, une fois de plus, l'aide de la cliente qui n'avait toujours pas pu essayer ses vêtements, mais celle-ci ouvrit la bouche avant lui.

Sous le coup de la surprise, Yousei eut du mal à se concentrer sur ce qui était dit, se demandant plutôt pourquoi cela lui était dit. Lorsqu'il eut entendu l'intégralité de la description qui lui était faite, il croisa les bras, prenant quelques instants pour y réfléchir. Malheureusement pour la jeune femme, il n'avait absolument rien à faire de la façon dont les personnes qu'il croisait était vêtues. Qu'il croisât un homme en noir ou une femme en blanc, il oublierait l'un comme l'autre dès qu'ils seraient sortis de son champ de vision. Sa nièce était bien plus douée pour cela ; sans doute aurait-elle pu répondre si elle avait été présente.

Il allait pour répondre lorsqu'elle reprit la parole, "annulant" en quelque sorte sa question. Elle avait pourtant mis tellement d'efforts à fournir des descriptions précises que cela devait être important. Lorsqu'elle se tut finalement, lui proposant à nouveau son aide, Yousei sourit. Il avait une fâcheuse tendance à sourire lorsqu'il avait une idée derrière la tête, si bien que ses neveux savaient se méfier de ses mauvais coups - oh, ce n'était jamais rien de bien méchant, je vous rassure ! Il lui arrivait simplement de profiter de ses soi-disant faiblesses pour les mettre dans des situations qui pouvaient leur être bénéfiques. Enfin, revenons-en au Bazardesrues...


"Je vous en prie, ne vous excusez pas. Cela semble important pour vous et j'aurais été très heureux de vous aider. Malheureusement, je ne suis pas très observateur, et les descriptions que vous m'avez données ne me disent rien. Je ne les aurais certainement même pas remarqués si l'un d'eux avait porté la tenue que je suis venu chercher !"

Il hésita un instant... Non, cela ne pouvait pas être le cas, n'est-ce pas ? Ce serait bien trop simple... Mais, d'un autre côté, la démarche pour récupérer ces vêtements s'avérerait certainement plus compliquée. Mieux valait continuer à croire l'enfant. Tant qu'il n'aurait pas vu la vendeuse, il ne pourrait être sûr de rien.

"Pardonnez-moi, une fois de plus, d'abuser de votre patience et de votre gentillesse. Sauriez-vous m'indiquer où se trouve la vendeuse ?... Non, attendez ; vous allez certainement acheter ces vêtements, n'est-ce pas ? Pourriez-vous donc lui parler de mon problème lorsque vous irez payer ? Je dois vous quitter quelques instants, mais je reviendrai très rapidement. J'espère que ma requête ne vous dérange pas. A tout de suite !"

Il aurait bien sûr dû attendre d'avoir son accord avant de se déplacer, mais cela lui aurait fait courir le risque qu'elle refusât. Elle avait fait preuve d'une telle gentillesse que sa réponse ne serait certainement pas négative. Surtout, il allait en retour lui rendre un service ; il était donc presque pardonnable qu'il la mît face à cette situation. Sans attendre de réponse, donc, Yousei se dirigea à pas rapides vers la sortie, et quitta le magasin avec hâte...

[hj : pardonnnnnn j'aurais dû / pu répondre beaucoup plus tôt mais j'étais occupée durant le week-end et la reprise des cours m'a un peu cassée... J'avais plus l'habitude de me lever à 7h ! Et je l'ai pas encore reprise T_T]
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MessageSujet: Re: Il court, il court, le furet ...   Jeu 16 Oct - 14:21

Il fait grise-mine quand je lui avoue ne rien avoir trouvé dans ce tas de vêtements. J’ai bien l’impression, qu’il tient vraiment à les retrouver. Mais pourquoi donc ? Ne serait-ce point plus simple d’en faire refaire ? Il y a de bons tailleurs dans le coin, j’en suis certaine. Évidemment, Si cela lui tient vraiment à cœur, tout duplicata ne sera pas ce qu’il veut. Au final, ce n’est jamais ce qu’on veut.

Par contre le fait qu’il ne me sache pas vendeuse, va pouvoir le faire aller vers la bonne personne. J’espère surtout qu’il n’a pas pris compte de ma demande. Sauf qu’il en à pris compte. Il me répond dans la négative. Ce qui en soi ne m’arranges pas trop puisque je suis toujours au même point qu’avant. Sont-ils oui ou non, toujours à ma recherche ? Je crois qu’il ne me reste plus qu’a allé vérifier moi-même une fois les vêtements essayé puis enfilé.

« Ce n’est pas grave, c’est gentil à vous au moins d’avoir essayé de vous en souvenir. Cela n’a pas d’importance, de toute manière je ne vais pas faire la nuit dans cette boutique de toute manière. Il va bien falloir que je sorte à un moment ou à un autre. C’est à ce moment là que je saurai s’ils sont toujours derrière mon dos. »

Je ne suis pas tombé sur le bon client, il n’est notoirement pas très physionomiste. Qu’a cela ne tienne, si le sang doit couler, et bien il laissera encore quelques traces sur le sol. Faut juste espérer que ça va pas être le mien. Non, ça ne sera pas le mien.

Il reste devant moi, cet air toujours mystérieux qu’il aborde depuis quelques instants. Plus je l’observe, plus je n’arrive pas à le cerner. C’est fou quand même, une chose reste certaine, il n’en à pas après ma personne. S’il avait dû s’infiltrer ici sous les ordres d’Hector, et bien je l’aurais deviné. Les Homme d’Hector, je les sens à bonne distance. C’est sans doute parce que j’ai souvent eu à faire avec ces mécréants. Bien trop souvent. Je crois qu’il faut que j’en finisse une bonne fois pour toute avec ce Gueux. Si je n’ai pas de contrat prochainement, alors ce sera mon objectif.

Perdue dans le prochain plan que je commence à esquisser dans ma tête, je mets un certain laps de temps à réaliser que mon interlocuteur me parle. Juste une phrase qu’il me dit me fait tilt.

Partir !? Et alors ses vêtements ? Va-t-il revenir ? Après tout, qu’est-ce que je risque à demander à la vendeuse si elle a eu ces habits en sa possession ? Rien. Donc …

Je ne sais pas si l’homme à remarqué mon sourire et ma tête qui acquiesce en s’éloignant. Cela n’a pas d’importance. Il va revenir. Je hausse les épaules en même temps que la porte claque. Il ne me reste plus qu’à allé vers cette bonne vieille vendeuse. Je l’ai repéré vers le rideau qui ferme l’autre accès. Je m’y rends donc prestement avant qu’elle aille trafiquer en dehors de ma vue.

« Bonjour Madame, pourrais-je vous payer mon dû ? »

Je lui tends mon ensemble pour qu’elle puisse y mettre un prix dessus. Sa réponse n’est pas ce à qui je m’attendais. Le prix est bien moins élevé que ce qu’il devrait être.

« Hé bien voilà une bonne affaire dites-moi ?! Tenez, et gardez la monnaie, je pourrais tout aussi rallonger quelque pièces si vous me répondriez sincèrement à la question que je vais vous poser. »

La vendeuse hausse les sourcils, elle n’est pas si blanche que ce qu’elle laisse paraitre. Elle va accepter.

« Ma chère petite Madame, êtes-vous certaines que je vais me mouiller pour une chose ou une autre ? Je sais qui vous êtes Et je sais très bien ce que vous êtes capable de faire, alors, pour cette réponse, j’aurais quelques chose en retour à vous demander, mais cette dette ne sera pas couleur de l’or, oh, non, mais couleur de sang. »

C’est sur une voix presque inaudible qu’elle me répond ainsi. Je réfléchis un bref moment, un autre contrat je suppose. Et bien soit. Je vais accepter. Je repose mes yeux sur le visage de la Dame.

« J’ai comme l’impression que nous nous sommes entendue, alors voilà pour moi : N’auriez vous pas vendu voilà quelques jours un Hakama et un Haori de couleur bleu foncé. Pour un enfant d’une dizaine d’années. J’ai cru remarqué que dans votre tas de guenilles qu’il n’y avait pas d’ensemble pour enfant. Sauriez-vous me répondre ? »

Elle ne met presque pas de temps à me répondre, elle sait tout à fait de quoi je parle.

« Oui, je m’en souviens très bien, c’est un enfant de cet âge là qui est venu pour le vendre. Je lui ai acheté à bas prix, il sentait la sueur. J’ai horreur de cette odeur, enfin bref, le lendemain un autre personnage est venu l’acheter. Celui-ci était plus âgé. Et il semblait fort pressé. Il était agité d’ailleurs, comme si le diable était à ses trousses. Il n’a pas fait long feu, la transaction effectuée il est parti tout de suite. Il m’a donné plus d’argent qu’il ne fallait et je suis sortie sur ses talons pour essayer de le rattraper. Hélas il n’était déjà presque plus dans mon angle de vue. Il à pris la direction de la place Comedia. J’en déduis que l’ensemble n’étant pas pour lui, il à du se rendre à un autre point essentiel. Ou l’ont rencontre d’autres personnes, autant sombre l’une que l’autre … »

Voilà des choses bien intéressantes, en ce qui concerne le point essentiel, j’ai une petite idée ou il se trouve. Il ne me reste plus qu’a attendre le retour de mon mystérieux bonhomme, et ensuite j’y ferai part de mes petites investigations.

« Je vous remercie Madame. Quand à nos petites affaires et bien, si vous me connaissez si bien que vous le dites, alors, j’attendrai que la machine soit mise en route. J’ai un contact à rencontré avant notre rendez-vous. Je repasse vous voir demain lorsque la nuit aura encore réussi à obscurcir davantage notre jour. »

La femme m’adresse un sourire et opine du chef. Mes vêtements sont payés, je vais aller les enfiler. Comme si elle avait deviné mes intentions, elle tend le bras en direction d’une partie de la pièce voilée par un drap orangé. Je m’y précipite, me change, et en ressort aussitôt que possible. Des fois qu’il serait revenu.
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