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 Les Terres de Fend

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Owen
Globule gazeux de poche

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MessageSujet: Les Terres de Fend   Sam 27 Sep - 15:26

Les terres de Fend sont des territoires imprégnés de magies ancestrales et oubliées du monde des humains aujourd'hui pervertis. Autrefois, elles tombèrent entre les mains du seigneur des Démons… Neiji, maître tyrannique du royaume. Une légende raconte le réveil tant attendu de ces Terres mystérieuses...

« Quand le monde sera prêt, quand la Terre décidera de se battre, quand le peuple se révoltera, alors un miracle ce produira.
Six Élus apparaîtront pour mener à bien cette quête. Ils aideront les peuples à combattre le seigneur Noir. Chevauchant leurs montures célestes, les six Élus assembleront les forces des paysans, des seigneurs, et de tous ceux qui seront sous le joug de Neiji. Ce dernier réunira tout ses pouvoirs, ses armées, et ses hommes... Le combat sera rude et difficile. L’issue de cette guerre n’est pas connue, seul les protagonistes de cette histoire pourront en écrire la fin …
Mais ceux qui se battront pour le bien pourront compter sur le soutient des éléments ... Les élus et leurs alliés n’ont pas le choix, ils sont les seuls à pouvoir changer leur destinée. »

C'est ainsi que depuis plus d'une cinquantaine d'années, le peuple tout entier attend, avec espoir, l'accomplissement de cette prophétie. Arrivera t'elle ? Les élus réaliseront-ils l’espoir qui est en eux ? Mais les mémoires se perdent… Les gens oublient… Le destin des terres Fend tend vers un chaos irrémédiable.


[†]




L'histoire des Terres de Fend s'est modelée au cours des âges, mais ce qui nous intéresse aujourd’hui ne remonte pas à la création de ce monde ! Notre histoire commence il y a environ deux siècles… A partir de ce que vous appellerons : l’âge d’or.

Il vous faut savoir que de grandes zones d’ombres subsistent encore ! Toutes ces informations ont été rassemblées à force de persévérance par des hommes et des femmes érudits, déterminés, et un peu fous. Les archives ont été fouillées, les plus vieux habitants interrogés, les pistes les plus minces suivies avec espoir... Des déductions logiques firent le reste, bien qu'elles ne se basent que sur des souvenirs : lambeaux de vies indispensables à ce réveil et cette prise de conscience.

Au début de notre histoire, les régions qui constituaient les Terres de Fend étaient semblables à des contrées vivant entre elles, ne se souciant que peu du commerce extérieur et des contrées étrangères. Le continent vivait au rythme de croyances anciennes et du travail de leurs terres. Une harmonie parfaite tempérait les relations entre les animaux et les humains, respectueux de ce que la nature leur offrait.

Lors de cet âge d'or les terres étaient prospères et ce ne fut que lors de la découverte de la navigation - bien qu’hésitante - que l’on commença à s'intéresser au monde et à commercer avec les plus proches nations. Les cités se développèrent et naquit Nonaï, la plus belle et la plus grande ville jamais construite... Le joyau des Terres de Fend, qui se trouvait au centre même des Terres. En parfaite entente avec les domaines environnants dirigés par les seigneurs et leurs conseillers - autrefois de sages personnages que l'on nommait les anciens.

Les croyances païennes et libres étaient un moteur de ces civilisations florissantes. Fend et son assemblée sénatoriale ne croyaient pas en un Dieu unique, mais bien en l'harmonie d'une terre unie et tranquille. Il était bien connu que la présence d'une forme de magie protectrice était au coeur de leur réussite. Ce n'étaient que des « contes pour enfants » disaient les uns - « balivernes ! » disaient les autres. Chacun pensait ce qu'il voulait, mais c'était bien réel.

Puis vint le jour où l'équilibre fut rompu ! Ô jour néfaste, où l’un de tes enfants se plongea dans les plus vieux livres d'histoire de la cité ! Un vieil adage y disait que toute chose avait son opposé, que tout bonheur se payait, et que toute beauté avait son revers.

Cet homme comprit que toute cité - si grande soit-elle - avait ses bas-fonds. Et ce fut à cette époque que l'on différencia enfin les deux faces cachées de la ville : Nekaï la maudite, et Nonaï la glorieuse. L'une abritait la pourriture de ce monde et ne se révélait que la nuit ; tandis que l'autre feignait d'ignorer ce qu'il s'y passait, vivait, et se développait… Toujours plus, toujours plus loin ! Les riches s'enhardissaient et enfermaient leurs trésors et leurs familles dans des châteaux imprenables, tandis que dans les villes l'on prônait un ancien équilibre déjà disparu.

L'on finit par ériger des temples dédiés aux éléments qu'on avait choisis d'identifier : l'eau, le feu, la terre, l'air, et le métal. Ces cinq éléments étaient - disait-on - la condition sine qua non à la survie de la face ensoleillée du royaume. Certains enfants de conditions sociales hétérogènes naissaient avec des dons que personne d'autre n'avait, chacun rattachés à l'élément qui lui correspondait le mieux. Cela éveilla la curiosité des uns, titilla les autres, et fit se rendre les anciens suspicieux.

Ils étaient néanmoins respectés et laissés libres : la nature se manifestait ainsi et on la remerciait, au lieu de se tourner vers des dieux autant hypothétiques qu'ils auraient été inutiles. Un temple unique fut construit, il était le point d'attache de chaque entité, chacun pouvant y prier ce qu'il voulait ou l'élément qu'il voulait en paix. Le temple élémentaire était ainsi, est toujours ainsi, et le sera éternellement malgré les guerres et ses ravages.

L'homme ayant amené tous ces bouleversements, après avoir pris la parole devant ses pairs, disparut et l'on entendit plus parler de lui. Les informations que nous avons à ce niveau restent incertaines, et là commencent nos suppositions… Certains jeunes manifestèrent des aptitudes plus fortes que les autres. Ils maîtrisaient leurs éléments de façon surnaturelle ! L'on pris peur, mais cela n'empêcha rien. La première génération d’élus venait de d’apparaître.

La recherche s’arrête là et on ne trouve que bien peu d’informations sur ce qu’il s’est passé ensuite. Ceux qui pouvaient constituer la mémoire de ces temps oubliés sont morts et enterrés, bien trop vieux et fragiles pour survivre au delà d'une centaine d'année.

En dix ans la situation se dégrada. Un homme fit entendre ses opinions et devint plus qu’important dans la politique exercée en ces temps là… Le conseil des anciens où chacun pouvait jadis exprimer librement ses idées, pour aboutir à des projets et des décisions communes tomba sous son joug. Noir de cœur et d’esprit, il semblait en savoir bien plus qu’il n’en disait. Nous savons qu’une nuit tous les membres des conseils des cités furent abattus en même temps portant la signature d'une vengeance préparée avec le plus grand soin.

La cité noire d’Ozanen se montrait enfin au grand jour. Et cet homme, Neiji le sage, comme il était appelé avant ces événements, s’en proclama maître. Cette ville se situait en frontière et se proclama la rivale de Nonaï. Personne n'y allait, et personne n'avouait y avoir séjourné. Les jeunes élémentalistes, qui auparavant jouaient avec leurs éléments et s’amusaient des étranges facultés qu’ils découvraient chaque jour, abandonnèrent toute retenue. Et c’est sans préparation aucune et sans mentors qu’ils se lancèrent à corps perdu dans une bataille qui échoua. Les assassins et espions du Seigneur Noir avaient rempli leur office, et sali leur mémoire et leurs jeunes cœurs.

La cité noire fut détruite, mais eux disparurent... Laissant Neiji libre de ses actes et à même d’étendre ses pouvoirs à des limites jamais dépassées et jamais touchées. Peu connaissent aujourd’hui le nom terrible d’Ozanen, et le sort qui fut réservé à tous ceux qui osaient en prononcer le nom.

La seule lueur d’espoir qui fut découverte est cruciale : ils ignoraient qu’un élément leur avait échappé ! Celui de l’Éther, celui qui est tout et qui englobe et protège les autres. Alors si les autres se détruisirent en conflits intérieurs et perdirent tout espoir de sagesse, l’élu de l’Éther s’en détacha et l’on perdit sa trace à cette époque.

Cela fait maintenant 40 ans que les anciennes créatures ont été confinées au cœur de ces vieux contes que les enfants entendent encore, et que les plus simples manifestations de magie élémentaire semblent disparues. C’est depuis ce temps là que l’élu de l’Éther fût soupçonné – car nous ne l’avions jamais vu au moment des faits – d’avoir survécu et d’attendre son heure… Bien entendu le Seigneur Noir l’ignore, et s’il venait à l’apprendre, sa seule hâte serait la destruction physique et mentale de celui qui est tout.

C’est depuis ce temps là qu'une légende fit son apparition. On dit que l’on aurait entendue la première fois de la bouche d’un vieil homme sur le point de mourir. Mais d'où la tenait-il ? Elle racontait dans quelle situation les Terres de Fend se trouvaient et lançait un appel à la rébellion que les partisans étouffèrent bien vite.

Qui se souvient de la légende des élus ?
Qui croit toujours que de l'avenir de ses terres dépends le salut d'une nation tout entière ?


Credits - Image d'Archeon

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